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19
DéC
2014

BSE Electronic : le phénix creusotin

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Réintégrer sa production en France, ce fabricant de cartes électroniques y a cru… et l’a fait ! Récit d’une réindustrialisation réussie.

Sur le grand site industriel de l’avenue de l’Europe, des femmes et des hommes en blouse blanche — uniforme indispensable pour protéger les composants de l’électricité statique  — s’affairent autour de machines high-tech, fraîchement inaugurées.

Il y a tout juste un an, BSE Electronic a investi lourdement dans une ligne de production robotisée, capable d’insérer jusqu’à 8 millions de composants par mois. Et à ceux qui pensent que l’automatisation détruit l’emploi, Marc Balussaud, PDG, répond preuve à l’appui : l’entreprise a renforcé ses effectifs d’une douzaine de personnes et elle ne compte pas en rester là, notamment en étoffant la partie Recherche et Développement. « L’automatisation de la production était une condition sine qua non pour contrer le prix de la main d’œuvre asiatique et gagner en compétitivité », ajoute-t-il.

Réactivité, flexibilité, qualité… aujourd’hui, les gains liés à cette stratégie de réindustrialisation ne se comptent plus. L’entreprise propose une offre complète, synonyme de confort pour ses clients, de la conception jusqu’à la logistique et le service après vente. Capable de réaliser un prototype unique, de produire de petites séries en quelques jours comme des milliers de pièces, BSE Electronic s’est fait une spécialité des systèmes électroniques pointus, qui s’avèrent particulièrement utiles dans le domaine médical. C’est le cas de boîtiers de téléassistance permettant aux personnes âgées d’alerter un proche ou les secours en cas de chute ou de malaise. L’expertise de l’entreprise s’applique aussi dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, des télécoms ou des transports.

Le made in France est aujourd’hui synonyme d’innovation et de qualité. Marc Balussaud ne peut que confirmer, constatant l’engouement de certains de ses clients pour une production 100 % locale. La position stratégique du Creusot est aussi un « sérieux atout », confie-t-il, avec la capitale accessible en moins de deux heures grâce au TGV. Seule ombre au tableau : le recrutement d’ingénieurs. La méconnaissance des richesses de la région dissuade

les candidats. « Nous avons réussi à en convaincre quelques-uns, aujourd’hui ravis de travailler au Creusot », ajoute le PDG, sensible à la qualité de vie creusotine. Côté production, les talents se font rares… et pour cause : il ne reste plus qu’un seul centre de formation en électronique en France, délocalisation oblige. BSE Electronic se bat aujourd’hui avec le Snese — syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique — pour faire entendre que la filière n’est pas morte. Objectif : recréer un système de formation adapté aux techniques d’aujourd’hui. Nouveau challenge !

Un chiffre : 90

C’est le nombre de salariés dans l’usine du Creusot, un chiffre qui sera certainement appelé à grossir pour suivre le développement de l’entreprise.

Une date : 31 décembre 2005

Triste réveillon pour BSE Electronic : un incendie accidentel ravage les locaux du Creusot. Un bâtiment de 4 000 m2 sera reconstruit en 2007, ce qui devra à l’entreprise le surnom de « phénix creusotin ».

 

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