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08
JUIN
2018

Article L’USINE NOUVELLE : « Entre Dijon et Besançon, les industriels de la santé innovent dans les objets connectés »

L’USINE SANTÉ

DE NOTRE CORRESPONDANT, ANTONIN TABARD  ,  ,  , 

 

ENQUÊTE En Bourgogne-Franche-Comté, fédérés autour de pôles, les industriels de la santé et de l’électronique innovent et se structurent pour se placer sur le marché encore émergent des objets connectés.

 

Entre Dijon et Besançon, les industriels de la santé innovent dans les objets connectés

Le spécialiste des cartes électroniques BSE Electronic mise, en autres, sur les appareils de mesure de la pression cardiaque pour se développer.

Grâce à un oxymètre relié à une application mobile, l’outil Urgo feel analyse le rythme cardiaque et permet au patient de gérer son stress et ses performances. Depuis 2015, UrgoTech, la start-up interne du groupe Urgo, travaille sur les nouvelles solutions de santé connectée comme Urgo feel et Urgo mia, cette dernière étant pensée pour rééduquer le périnée à domicile grâce à une sonde périnéale et une application mobile. Une nouvelle activité pour le groupe (3 100 collaborateurs dans 22 pays, 662 millions d’euros de chiffre d’affaires), fondé en 1880 à Dijon (Côte-d’Or), qui s’est lancé dans l’e-santé pour « une amélioration du parcours de soins des patients ». À côté d’Urgo Consumer Healthcare, sa division grand public, la division Urgo Medical, destinée aux professionnels de santé (260 millions d’euros de chiffre d’affaires), a ainsi développé Eureka by Urgo, une application pour smartphone permettant d’optimiser la prise en charge et le suivi de l’évolution des plaies des patients.

C’est aussi sur ce créneau du suivi des patients que s’est développé CEN Connect. Quatrième filiale du groupe CEN, un centre d’évaluations cliniques qui emploie une vingtaine de salariés à Dijon (2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires), CEN Connect développe depuis 2016 des applications sur smartphones comme Nurstrial. Conçue initialement pour les études cliniques, celle-ci est aujourd’hui utilisée pour le suivi des patients, notamment dans le cadre du traitement des plaies. « Les objets connectés de santé pourraient véritablement améliorer la capacité à diagnostiquer, assure François-André Allaert, médecin et président du groupe CEN.En trois ans, on est passé de personnes qui en parlaient comme d’un futur possible à des réalisations concrètes. » CEN Connect travaille actuellement sur iDiabète, un projet de carte d’identité du patient diabétique, qui serait reliée à un dossier sécurisé reprenant les informations principales – type de diabète, traitements, complications ou allergies.

Une filière qui s’organise

En Bourgogne-Franche-Comté, les 323 entreprises de la santé et leurs 10 000 salariés pèsent deux milliards d’euros et se répartissent entre la chimie fine, les services et innovations en sciences de la vie et les technologies médicales. Ces industriels se structurent autour du pôle des entreprises de santé BFCare à Dijon et du technopôle Temis à Besançon (Doubs). Parmi la cinquantaine d’adhérents de BFCare, outre les groupes CEN et Urgo, certains travaillent sur les objets connectés de santé. À Dijon, le groupe IDO-in (150 collaborateurs, 13,3 millions d’euros de chiffre d’affaires) édite et intègre des solutions et des systèmes d’information dédiés au secteur de la santé, sur l’ensemble du processus de prise en charge du parcours patient : logiciels et solutions de télésurveillance et de télémédecine, de dossier médical partagé.

Près de Besançon, le technopôle Temis regroupe, sur 250 hectares, 15 000 étudiants et 4 000 salariés issus de 130 établissements spécialisés dans les microtechniques et la santé. Le pôle des microtechniques (PMT) héberge deux clusters dont innov’Health, spécialisé dans les dispositifs médicaux, la biotech et l’e-santé. Labélisé french tech au sein du réseau thématique #HealthTech, innov’Health compte 33 adhérents. Une quinzaine d’entreprises de la région travaillent sur les objets connectés de santé.

Les autres secteurs intéressés

Les industriels de la santé entraînent dans leur sillage des entreprises venues d’autres secteurs. C’est le cas notamment de l’hébergeur IDS (11 salariés, 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires), à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), qui se penche depuis 2009 sur l’hébergement des données personnelles de santé. « Nous avons aujourd’hui quatre clients significatifs avec lesquels nous travaillons sur des données de santé collectées par le biais d’objets connectés », détaille François Kaag, le directeur général d’IDS. Qu’il s’agisse, dans le cas d’IDS, du matériel contrôlant l’apnée du sommeil, du spiromètre fabriqué par la société gardoise Mir France, ou de tensiomètres, glucomètres et autres traqueurs d’activités de la société californienne iHealth, les objets connectés de santé sont une nouvelle source de données sensibles pour les hébergeurs [lire ci-dessous].

Au Creusot (Saône-et-Loire), BSE Electronic (100 collaborateurs en France, 16 millions d’euros de chiffre d’affaires) conçoit et fabrique des cartes et des équipements électroniques. Les objets connectés de santé, comme les appareils de mesure de la pression cardiaque ou les dispositifs d’observance pour les soins à domicile, devraient lui apporter cette année un essor de plus de 10 %. « Nous bénéficions de la norme ISO 13485 pour les produits médicaux et sommes agrémentés par Apple pour développer et fabriquer des objets connectés qui répondent à la norme MFI (Made for iPhone) », précise la direction.

Les objets connectés de santé peinent à rencontrer leur public. Les industriels relèvent beaucoup de freins, comme le prix, l’usage, la fiabilité, et le questionnement autour du stockage et de l’utilisation des données de santé. « La conception des objets connectés de santé est en avance par rapport aux usages », ajoute Michel Suchaut, le directeur général de Vitaris, leader français de la téléassistance pour le maintien à domicile des personnes âgées ou atteinte d’un handicap, dont le siège est au Creusot. Trois domaines d’application semblent prendre de l’avance : le bien-être, la prévention et le suivi des soins, qui « intéresse énormément le système assurantiel, notamment pour le suivi des patients », estime Philippe Guerit, le président de BFCare. Reste à savoir si un objet connecté de santé peut être ou non reconnu comme un dispositif médical et à ce titre être pris en charge, au moins partiellement, par l’Assurance maladie. Une question non négligeable pour le développement de ces technologies et celui des entreprises qui parient sur elles.


Le RGPD, une bonne nouvelle

« Les données de santé font partie de ce qu’on appelle les données sensibles, dont le traitement est a priori interdit, que ce soit par la loi Informatique et libertés ou par le règlement européen sur la protection des données personnelles », expose François Kaag, le président de l’association française des hébergeurs agréés de données de santé. Depuis 2009, la loi Kouchner permettait aux industriels d’obtenir un agrément ministériel autorisant la manipulation de ces données. « Mais il fallait faire des déclarations auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour avoir le droit de les traiter », observe François-André Allaert, le président du groupe CEN. Or les délais de réponse de la Cnil variaient entre neuf mois et un an.

Avec le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), le contrôle se fera a posteriori, permettant aux industriels de gagner de précieux mois dans le développement des objets connectés de santé. Une mesure d’ »une portée beaucoup plus générale […], qui donne le cadre universel de la donnée personnelle », selon François Kaag. Et qui devrait, complète François-André Allaert, « rendre notre pays de nouveau concurrentiel par rapport à des pays comme les États-Unis, qui n’avaient pas de protection des données et pouvaient mettre en place des expérimentations sans attendre des autorisations ».

01
JUIN
2018

Creusot infos : « Une visite et des commandes de tablettes éducatives pour l’entreprise BSE »

 

André Accary et Pascal Coste, présidents des conseils départementaux de Saône-et-Loire et de Corrèze ont visité jeudi matin l’entreprise BSE. Avec, à la clef, 6000 tablettes éducatives Sqool, à fournir d’ici la prochaine rentrée.

 

lles sont la fierté du groupe Unowhy, qui a choisi le «made in France» en confiant à l’entreprise BSE au Creusot leur assemblage et leur flashage. Les tablettes éducatives Sqool sont de plus en plus plébiscitées par les enseignants.
Et ce n’est pas près de s’arrêter si on en juge par les propos tenus, jeudi matin, par Pascal Coste, le Président du conseil départemental de Corrèze, venu visiter l’entreprise BSE avec André Accary, président du département de Saône-et-Loire. Ils ont été accueillis par Marc Balussaud, le patron de BSE, avec à ses côtés Sandrine Lonak et Joël Biniek, Jean-Yves Hepp, le président fondateur d’Unowhy, en présence de David Marti, maire du Creusot et président de la Communauté Urbaine, mais aussi Laurence Borsoi et Bernard Durand, conseillers départementaux.
«Avec la tablette Sqool on a 1,7% de casse, alors qu’avec la tablette d’Apple, on en avait 29,9%» a affirmé Pascal Coste. Son département, la Corrèze, a déjà acquis 6000 tablettes Sqool. Pascal Coste a confirmé ce jeudi une commande 5000 tablettes supplémentaires.
Les 31 collèges, y compris les 5 collèges privés de la Corrèze sont tous dotés de la tablette assemblée au Creusot ou à Angers par une autre entreprise sur laquelle Unowhy s’appuie.
Le département de Saône-et-Loire a lui confirmé une commande de 1000 tablettes supplémentaires. Elles seront donc au nombre de 7000 à la rentrée de septembre et réparties dans 40 des 51 collèges du département. «Tous seront dotés d’ici deux à trois ans», assure André Accary.
Les référents «tablettes éducatives» de la Saône-et-Loire comme de la Corrèze, sont catégoriques : «Les tablettes Sqool sont vraiment adaptées à l’enseignement». C’est forcément une fierté pour Unowhy, autant que pour BSE.

Alain BOLLERY

 

 

 

 

 

 

28
MAR
2018

Creusot Infos – « SEMAINE DE L’INDUSTRIE : Les petits secrets de BSE détaillés aux étudiants de l’IUT »

Des 1ère année de Génie Electrique ont découvert l’univers de l’entreprise étendard des composants électroniques «made in Creusot».

S’il est une visite d’entreprise qui marque toujours les esprits, c’est bien celle de BSE. Et ce mardi à la fin de leur voyage dans l’univers de l’électronique, les étudiants de 1ère année de GEII et leur professeur d’électro technique et automatisme Céline Beaugard, étaient encore sous le charme de ce qu’ils avaient découvert.
Accueillis par Sandrine Lonak et Joël Biniek ils ont découvert tous les process de production, les secrets de fabrication en quelque sorte. Sans oublier toute la partie contrôle car la qualité XXXL est une exigence. Les cartes électroniques qui sortent de l’entreprise doivent être impeccables. Et elles le sont. C’est pour cela que l’entreprise fait référence et qu’elle a conquis une stature internationale. C’est aussi ce qu’a pu mesurer Catherine Desplanches élue du Creusot qui s’était jointe aux étudiants.

A.B.

Maxime Casset

«Mon grand père est industriel près de Sens où j’habite et il m’avait toujours parlé de la grandeur de l’industrie au Creusot. Ce qui m’a frappé pendant ma visite de l’entreprise c’est d’abord son organisation importante et impeccable. C’est une entreprise très bien structurée. J’ai aussi été impressionné par le nombre de machines et leur vitesse d’exécution. C’est assez exceptionnel à découvrir et à mesurer. Personnellement j’ambitionne de devenir ingénieur mécatronicien pour les véhicules électriques qui ont beaucoup d’électronique embarquée.

Donc forcément cette visite de BSE m’a ravi»

26
MAR
2018

Creusot Infos – La «semaine de l’Industrie» au Creusot : Direction BSE pour des «Génie Electrique» de l’IUT

 Lundi après-midi, 12 étudiants de section GE 2I de l’IUT et Céline Beaujard, leur professeur d’électrotechnique étaient reçus par Sandrine Lonak, Responsable du Développement Commercial au sein de l’entreprise BSE. Yvon Puzenat représentait la Municipalité du Creusot.

Sandrine Lonak a en premier lieu présenté BSE, ses particularités et ses valeurs avant de guider les visiteurs au sein même de l’atelier. Rappelons que BSE Electronic est spécialiste de la conception et de la fabrication de cartes et équipements électroniques. BSE s’attache à développer l’excellence à tous niveaux, qualités des produits, choix technologiques  et relationnel tout en innovant continuellement. Les étudiants ont pu appréhender le développement des nouvelles technologies, des moyens de production et des tests synonymes de qualité ainsi que la complémentarité et la haute qualification de tous les personnels.

Yanis Yanjour

Cette visite a été très intéressante et les explications étaient claires. Nous avions eu auparavant un intervenant à l’IUT qui nous avait déjà présenté les processus à partir d’un diaporama. Mais là, on est totalement dans l’entreprise et on voit des gens qui travaillent. Cette visite ouvre des perspectives nouvelles, mais je vais déjà passer mes examens avant de songer à mon avenir professionnel.   J.S.

23
MAR
2018

Article L’EMBARQUE.COM du 23 mars 2018 : Fenotek invente le majordome vidéo connecté évolutif « made in France »

FENOTEK ARTICLE

L’interphone vidéo connecté en Wi-Fi et 4G de la start-up Fenotek a l’œil. Doté de toutes les fonctions d’un véritable majordome « électronique », Hi) dispose d’une architecture puissante capable d’effectuer du streaming vidéo et d’exécuter à terme des applications logicielles exigeantes de type reconnaissance faciale et vocale, le tout avec des fonctions de mises à jour over-the-air. Le produit est issu d’un partenariat entre Fenotek et le bureau d’études en électronique Goobie. 

80% des cambriolages ont lieu dans la journée lorsque les propriétaires sont absents de leur domicile, et ce ne sont pas les interphones vidéo classiques qui risquent de modifier cet état de fait. Par contre, un vidéophone « intelligent » a toutes les chances de changer la donne… pour peu qu’il soit capable de détecter un mouvement suspect devant la porte d’entrée et de le notifier sur le téléphone portable du propriétaire, et dès lors que sa caméra intégrée puisse être mise en route à distance, que les images soient visibles sur le smartphone et que l’alarme interne puisse être déclenchée, également à distance. Telles sont justement les fonctionnalités originales (parmi bien d’autres) du majordome vidéo connecté Hi), conçu par la jeune société Fenotek, fabriqué en France et commercialisé depuis le mois d’octobre 2017.

Hi) permet aussi – c’est la moindre des choses – de répondre à un visiteur sonnant à la porte d’un domicile à partir d’un smartphone, que le propriétaire soit chez lui ou à l’autre bout du monde, et – là, c’est plus fort – il sait reconnaître les membres du foyer lorsqu’ils passent à proximité pour déclencher par exemple l’ouverture de la porte, l’allumage des lumières ou l’ouverture des volets ! « Lors du CES 2017, nous avions déjà pu présenter un prototype industriel qui préfigurait largement la version finale de notre produit, se souvient Bruno Davoine, le président de Fenotek et fondateur de la start-up aixoise aux côtés de Didier Elbaz (COO) et Olivier Ros (CTO). Tout le début de l’année dernière a principalement été consacré à la mise en place de l’industrialisation en volume chez un sous-traitant français et la production a été lancée durant l’été 2017. Nous envisageons désormais de commercialiser plusieurs milliers d’exemplaires de Hi) en 2018 et de multiplier ce nombre par dix l’année prochaine. »

Une aventure démarrée en 2014

L’aventure de ce visiophone intelligent avait en fait commencé dès 2014 avec un document de quelques pages qui décrivait un appareil complexe technologiquement, mais dont l’usage devait rester simple et accessible. Le recrutement d’une petite équipe et la rédaction d’un cahier des charges fonctionnel plus tard, Bruno Davoine s’est lancé en quête d’un bureau d’études industriel en électronique. « Il n’était pas dans mes intentions de développer le produit en interne, surtout au niveau hardware, et nous avons lancé un appel d’offres en 2015 afin de trouver un spécialiste, rappelle le dirigeant de la start-up. Finalement, nous avons retenu Goobie car cette société était en mesure de prendre en charge à la fois le développement, le prototypage, l’industrialisation et la certification de produits complexes, comme elle l’avait prouvée avec l’ardoise électronique BIC pour écoles primaires ou, plus récemment, avec le boîtier connecté Akolyt de la société Drust. En plus la taille de cette entreprise nous est apparue raisonnable pour une start-up telle que Fenotek. » 

FENOTEK ARTICLE 2

 Bruno Davoine, le président de Fenotek et fondateur de la start-up aixoise

Goobie s’est ainsi vu confier l’étude du Hi), le lancement des premières séries et l’industrialisation du produit avec, comme première échéance, la présentation d’un prototype sur le CES 2016 afin de valider le concept auprès du public. « Le pari a été réussi avec la réalisation d’un premier prototype en moins de six mois, se souvient Bruno Davoine. Ce fut une étape très importante, car ce sont les retours de ce salon qui ont généré le produit final tel qu’il existe aujourd’hui. »

De son côté, Michel Benkemoun, directeur commercial de Goobie, salue les échanges constructifs entre les deux sociétés qui ont permis de faire évoluer le visiophone intelligent Hi) pour qu’il réponde à des impératifs économiques et techniques qui ont pu changer au cours du processus de développement. « C’est au cours du projet qu’est apparue la nécessité de disposer d’un produit avec une connexion 4G et non pas seulement une connexion Wi-Fi, afin que le Hi) puisse être installé sur des portails parfois loin des maisons d’habitation, là où le Wi-Fi ne porte pas, précise le président de Fenotek. L’obligation d’un écran couleur est aussi arrivée plus tard, car on voulait vraiment un produit qui se démarque de la concurrence. »

Le choix de la plate-forme Android

La start-up a d’ailleurs opté pour une architecture puissante capable d’effectuer du streaming vidéo et d’exécuter à terme des applications logicielles exigeantes de type reconnaissance faciale et vocale, le tout avec des fonctions de mises à jour over-the-air, sans mise à l’arrêt du produit. Dans ce cadre, Fenotek, qui a gardé en interne la maîtrise des applicatifs et des services proposés en back-end (Goobie se chargeant au niveau logiciel du développement du firmware), a choisi la plate-forme Android afin de bénéficier de tout l’écosystème qui se rattache à cet environnement. Et notamment des bibliothèques disponibles que la start-up a pu sélectionner, adapter et intégrer dans son visiophone intelligent connecté (comme l’API WebRTC pour la visioconférence, ou la lecture de code QR pour le déclenchement d’une serrure à partir du smartphone d’un visiteur dûment adoubé).

« Il a fallu faire coller ces exigences techniques avec les impératifs économiques, notamment en prenant en compte les coûts de fabrication, ajoute Michel Benkemoun. Du coup, au cours du processus de développement qui fut un vrai travail d’équipe entre Goobie, le designer du boîtier, le propre bureau d’études de Fenotek, le mouliste, la fonderie et le sous-traitant électronique français BSE, Fenotek a accepté de revoir quelque peu sa conception initiale. » « Nos deux sociétés ont chacune fait un pas vers l’autre, et même si le produit s’avère un peu plus cher que ce que nous nous étions fixé comme objectif au départ et que le calendrier initial a glissé de six mois, nous retravaillerons sans problème avec Goobie », renchérit Bruno Davoine.

Une nouvelle levée de fonds en cours

Quoi qu’il en soit, la start-up, qui compte aujourd’hui six salariés, a clairement désigné ses cibles privilégiées, les installateurs électriciens et les installateurs de portails, avec la volonté de diffuser ses produits à la fois dans des magasins spécialisés B2C (Leroy Merlin par exemple) ainsi qu’aux travers de canaux B2B (les fabricants de motorisation de portails notamment).

A noter qu’après une campagne de financement participatif réussie, Fenotek a séduit en 2017 des investisseurs institutionnels et des business angels en bouclant un premier tour de table de 2,5 millions d’euros auprès de Sofimac, PACA Investissement, CAAP Création (Crédit Agricole), Provence Business Angels (PBA), le fonds d’investissement régional IAD, l’accélérateur régional P-Factory et Bpifrance. Une manne financière qui a permis de lancer la production et de soutenir le développement commercial de la start-up qui s’est déjà lancée dans une nouvelle levée de fonds.

08
MAR
2018

Creusot infos : « Portraits de femmes : Sandrine Lonak ouvre BSE aux jeunes »

 

Si on veut attirer les jeunes dans les entreprises il faut savoir les ouvrir. Le slogan est comme un refrain. Il revient au moins une fois par an, à l’occasion de la semaine de l’industrie qui carbure fort  dans la cité du Pilon. Les entreprises s’ouvrent à la jeunesse. BSE est au rang de celles-ci. Mais BSE fait bien plus. Sandrine Lonak, responsable du développement commercial, de l’industrialisation des nouveaux produits et en charge de la communication et du marketing, accueille toujours avec plaisir les jeunes visiteurs.

Y compris évidemment les jeunes ministres, quand avec son PDG Marc Balussaud, ils avaient guidé Benjamin Griveaux, un des jeunes ministres du Gouvernement, venu découvrir l’entreprise la plus high tech du Creusot. Au royaume de la carte électronique, l’entreprise BSE excelle. Mais elle excelle donc aussi pour séduire les jeunes.

«On a un mécénat avec l’IUT qui est reconnu comme parmi les meilleurs de France ; on participe aux «job dating» quand nous sommes sollicités… Les jeunes il faut leur parler vrai. C’est vrai que nous sommes spécialisés dans l’électronique, mais nous sommes ouverts à différents profils, parce qu’une entreprise spécialisée ce sont aussi plein d’autres métiers», insiste Sandrine Lonak. Elle place la valeur travail et l’investissement personnel en haut de la liste, «car si on veut réussir, il faut s’en donner les moyens».

Et elle sait de quoi elle parle. Passée par le Lycée Henri Parriat, titulaire d’un Bac, elle a effectué une sacrée percée dans le monde de l’économie. Originaire du bassin minier, elle a a profité des activités professionnelles de son papa : «J’ai eu de la chance que mon papa travaillait à Creusot Loire et que nous sommes partis avec lui au Brésil, au Mexique. Cela m’a permis de maîtriser l’Espagnol, le Portugais». Et donc de compléter et d’enrichir son Bac G3…

Son premier poste, Sandrine Lonak l’a eu à La Ciotat, comme assistante commerciale pour l’export, principalement pour l’Espagne, où il fallait former des chirurgiens aux prothèses françaises. «J’ai ensuite fait le choix d’élever mes enfants». Il sont au nombre de quatre et elle leur a accordé une parenthèse de 15 ans. Avant un retour en Bourgogne. «J’avais besoin de relancer ma carrière». Sandrine Lonak a alors rejoint l’entreprise Eolane à Montceau, «avec la chance d’avoir eu un patron qui me faisait confiance».

Et puis s’est présentée l’opportunité de rejoindre l’entreprise BSE au Creusot. «Je pense que mon expérience professionnelle, la connaissance des machines de dernière technologique» ; mais aussi l’appréciation des moyens industriels de dernière technologie de BSE qui étaient un atout majeur pour pouvoir se positionner sur de nombreux marchés ont pesé dans son recrutement.

Epanouie dans ses fonctions, Sandrine Lonak ne rate jamais l’occasion de mettre en-avant «l’esprit BSE» : «C’est une entreprise avec une identité forte. Sans doute qu’elle a été renforcée par l’incendie du 31 décembre 2005. L’épreuve a rendu plus fort. On sent un esprit de famille», remarque-t-elle. «Ici il y a une vraie adaptabilité pour les clients et pour travailler en autonomie. On ressent une volonté de gagner, de gagner ensemble».

C’est  tout cela qu’elle essaye de montrer aux jeunes, avec ses équipes. Et elle ne manque pas de souligner que les personnes du CAT du Breuil, avec lequel BSE travaille, ont droit aux mêmes égards.

L’entreprise se veut ouverte. Largement. Une entreprise reconnue comme un partenaire par des entreprises ou des start-up en recherches de solutions électroniques, pour des objets de plus en plus connectés, que Sandrine Lonak se plait à présenter comme autant de prouesses d’abord «made in Creusot» avant d’être «made in France». Car, par leurs performances technologiques, ces traductions électroniques et/ou connectées sont la fierté de toute une entreprise.

Alain BOLLERY

09
FéV
2018

JSL : LE CREUSOT-EMPLOI « Quand les entrepreneurs conseillent les étudiants »

Sandrine Lonak de BSE (1 re à gauche) et Pascal Besson de Michelin (2 e à gauche) ont, avec les autres professionnels présents, délivré les astuces pour réussir à trouver un travail.  Photo David PIPPONIAUSandrine Lonak de BSE (1 re à gauche) et Pascal Besson de Michelin (2 e à gauche) ont, avec les autres professionnels présents, délivré les astuces pour réussir à trouver un travail. Photo David PIPPONIAU

 

Mercredi soir, au Pavillon de l’Industrie au Creusot, une rencontre ouverte avec les industriels creusotins était organisée par des étudiants de l’Institut universitaire et technologique (IUT) du Creusot en partenariat avec le Campus des métiers « Industrie technologique innovante et performante ». Baptisée Barcamp, cette rencontre d’environ une heure et demie avait pour thématique l’attente des industriels envers les étudiants, futurs diplômés et salariés de demain. Une première au Creusot durant laquelle les responsables des entreprises BSE, Michelin, Framatome, Enedis et Onze Plus ont livré leurs conseils pour préparer au mieux les étudiants à l’entrée dans le monde du travail.

 

LES SIX ASTUCES DES PATRONS POUR RÉUSSIR SON CV ET SON ENTRETIEN D’EMBAUCHE

1 Aérer son CV afin de le rendre simple à lire

« Il faut savoir que la lecture d’un CV est très rapide. Nous y passons généralement moins d’une minute », explique Marc Boudot, d’Onze Plus, entreprise creusotine. Aérer son CV est donc nécessaire. « Il ne doit pas faire plus d’une page », ajoutent les industriels.

2 Valoriser les parties loisirs et expériences professionnelles

Autre aspect important et souvent négligé : la partie basse du CV. « Et pourtant il s’agit des informations les plus intéressantes. Nous ne passons pas beaucoup de temps sur la formation, vous avez tous sensiblement la même, ajoute Sandrine Lonak, de BSE Electronic. On préfère regarder votre engagement associatif et savoir si vous avez travaillé durant vos vacances d’été. Si c’est le cas, alors c’est un bon point. C’est important de montrer que vous n’êtes pas simplement étudiants mais que vous souhaitez faire plus. »

3 Soigner sa lettre de motivation et son orthographe

« La lettre de motivation permettra de parler de vous de manière plus détaillée que dans un CV. Il ne faut surtout pas la négliger et être honnête dans vos propos », détaille Marc Boudot. « Faites attention à l’orthographe, cela peut se révéler éliminatoire », poursuit Régine Delay, d’Industeel Creusot.

4 S’intéresser aux activités de l’entreprise

Aux trois premières étapes essentielles avant un entretien s’ajoute celle de la prise d’informations sur l’entreprise. « Il faut montrer que l’entreprise vous passionne et dire pourquoi vous souhaitez la rejoindre. Pour moi, il faut connaître le site internet de l’entreprise sur le bout des doigts », lâche Marc Boudot.

5 Être ponctuel et soigner sa communication non verbale

« Si vous êtes convoqué à l’entretien, soyez ponctuel. De plus, faites attention à votre communication non verbale. Soyez droit, attentif et regardez les recruteurs dans les yeux. La communication non verbale représente 92 % de la réussite d’un entretien », expliquent les industriels à la soixantaine d’étudiants présente à cette rencontre.

6 Ne pas paraître arrogant lors de l’entretien

Toujours lors de l’entretien, le ton arrogant est à éviter. « Il faut vous mettre en tête que vous sortez de l’école et que vous n’avez pas forcément beaucoup d’expérience. Alors oui, il faut montrer votre détermination, mais sans être arrogant. Si vous réussissez cela en restant vous-même, alors tout devrait bien se passer », concluent les professionnels, satisfaits de ce temps d’échanges.

08
FéV
2018

CREUSOT INFOS – « LE CREUSOT : Des étudiants de l’IUT à la rencontre de leurs possibles futurs employeurs »

Ce mercredi en fin de journée une quarantaine d’étudiants de Mesures Physiques et de Génie Electrique et Informatique Industrielle de l’IUT du Creusot ont rencontré et ont échangé avec des personnels des cellules de recrutement de différentes entreprises de la Communauté Urbaine au Pavillon de l’Industrie.

C’est une conférence ouverte sur la thématique de l’Industrie à laquelle ont participé les étudiants des départements de Mesures Physiques et de Génie Electrique et Informatique Industrielle accompagnés de certains de leurs professeurs et du Directeur de l’IUT du Creusot, Olivier Laligant ; la quarantaine d’étudiants présents ont ainsi pu rencontrer et dialoguer avec des membres des services des Ressources Humaines (RH) d’entreprises creusotines comme Industeel groupe ArcelorMittal, BSE, Framatome, Onze Plus mais aussi d’entreprises situées sur la CCM comme Michelin ou ENEDIS.

Et ce n’est pas à un Cours Magistral que les étudiants se sont rendus au Pavillon de l’Industrie mais à un vrai moment d’échanges en toute franchise avec des « spécialistes » des RH qui ont partagé leur expérience et glissé quelques conseils avisés aux jeunes gens avant leur entrée sur le marché du travail.
Des interlocuteurs qui ont énuméré les basiques des entretiens d’embauche même si quelques rappels ne font jamais de mal.
« Je le dis et je le répète souvent aux personnes que je rencontre mais des lettres de motivation avec des fautes d’orthographe c’est pour moi rédhibitoire ; ce n’est juste pas possible que des bac+2 ou plus n’arrivent pas à envoyer une lettre sans faute » a relevé Sandrine Lonak qui a décortiqué des dizaines de lettres de motivation chez BSE.

Régine Delay d’Industeel ArcelorMittal a quant à elle souligné l’importance du verbal et surtout du non-verbal dans un entretien d’embauche car « 92% de la communication, c’est du non-verbal » précisant qu’un candidat à un emploi qui s’avachit sur sa chaise, ce n’était pas le meilleur des signes qu’on pouvait donner à son futur employeur. La posture du candidat n’est donc pas à négliger et le paraître sont importants ont encore relevé les deux professionnelles des entretiens.
Les représentants de Onze Plus, Michelin, ENEDIS et de Framatome ont confirmé les propos de leurs confrères féminines apportant ici et là quelques précisions comme l’importance accordée à la rédaction du CV et de la lettre de motivation qui sont « le premier contact avec l’entreprise qui recrute » avant l’entretien où « l’on doit se montrer sincère, honnête sans vouloir trop en faire et en dire tout en restant décontracté » ont tour à tour précisé les intervenants.

Des conseils pertinents et avisés qui doivent amener les étudiants à se présenter devant leur futur jury d’embauche en étant authentique sans rien cacher « car quelqu’un qui joue un rôle ou qui en fait trop, ça se remarque » ; les représentants des entreprises ont aussi invité les étudiants à se renseigner sur les entreprises avant de postuler.
« Il faut adapter le CV au profil de l’entreprise et se tenir informé des activités de la société qui recrute » a insisté Marc Boudot de Onze Plus car comme il l’a été rappelé par ailleurs par Sandrine Lonak « ce que recherche les entreprises ce sont des talents et des compétences, on va vous confier une mission et vous devez vous dire qu’est-ce qui va me distinguer des autres ».

Par de multiples échanges et questions, les étudiants vont pouvoir ainsi  « aiguiser » leurs futures recherches en sachant qu’il ne faut pas négliger les langues et notamment la langue internationale qu’est l’Anglais, « une expérience à l’étranger sur un CV, c’est un vrai plus » et en mettant en exergue leurs forces et leurs motivations pour leur futur emploi tout en étant préparé à se donner des challenges et à changer plusieurs fois de vie dans leur carrière professionnelle.

Nicolas AKCHICHE

07
FéV
2018

Journal de Saône-et-Loire – LE CREUSOT – Des tablettes numériques pour apprendre autrement

Durant plusieurs semaines, une classe de l’école maternelle du Tennis a expérimenté un nouveau mode d’apprentissage avec l’apport de tablettes numériques dans le quotidien des élèves.Les tablettes ne mettent jamais très longtemps à trouver preneur au sein de la classe.  Photo Yves GAUTHIERLes tablettes ne mettent jamais très longtemps à trouver preneur au sein de la classe. Photo Yves GAUTHIER

Avec leur tablette Sqool sur les genoux, les moyens et les grands de la classe de Stéphanie Donne sont plus qu’à l’aise. Sans hésiter un instant, ils naviguent sur l’équipement développé par Unowhy et fabriqué par l’entreprise BSE au Creusot.

« Au départ, il a fallu que nous nous adaptions au mode de fonctionnement de cette tablette pas ordinaire », reconnaît l’institutrice de l’école maternelle du Tennis. Mais une fois la technique maîtrisée, les 24 petits élèves concernés par le programme ont su exploiter à fond les capacités de l’outil. « Il est dommage que nous ne puissions pas les garder plus longtemps, regrette Stéphanie Donne. Mais tout le travail effectué s’est révélé très intéressant. »

Numérique et pédagogique

Sébastien Gane, le conseiller municipal en charge du numérique, n’a pas caché sa satisfaction en regardant les enfants manipuler les tablettes. « Dans l’avenir, il faudra certainement en augmenter le nombre, constate-t-il. Aujourd’hui, nous avons une valise pédagogique complète qui contient douze tablettes, accompagnées d’une borne wifi et d’un PC portable pour l’enseignant. C’est ce kit que nous faisons tourner dans les écoles élémentaires et maternelles. » Face à la réussite de l’opération constatée mardi, l’adjoint s’est interrogé sur la meilleure façon de compléter l’équipement à l’avenir, sachant que chaque valise vaut un peu plus de 8 000 €.

Une réalité sans doute bien loin des préoccupations des enfants toujours occupés à faire glisser leurs doigts sur l’écran. « C’était un projet qui, au départ, était prévu pour les élèves de cours élémentaires, précise Xavier Vincent, l’enseignant référent aux usages numériques pour la circonscription du Creusot. Mais en regardant les enfants, on constate que l’on peut trouver des applications pour des maternelles. » Car l’idée était de se servir de la tablette d’une façon différente de l’utilisation à la maison. « Ici, elle est plus considérée comme un miroir qui permet de se rendre compte du travail effectué, poursuit le référent. L’enfant voit ce qu’il a produit et peut même évaluer son travail. »

En complément, les montages réalisés par l’institutrice montrent des situations dans lesquelles les petits travaillent à leur élocution, en indiquant ce qu’ils voient sur l’écran de leur tablette. « On prend des photos, on peut faire des films, on crée un livre numérique interactif, précise-t-il. L’idée générale est bien d’améliorer les compétences de l’élève en s’appuyant sur les nouvelles technologies. » Une vision qui a ravi les plus jeunes pendants six semaines.

 

 L’idée générale est bien d’améliorer les compétences de l’élève en s’appuyant sur les nouvelles technologies.

Xavier Vincent, enseignant référent aux usages numériques

 

Yves Gauthier – JSL edition Le Creusot le 0/02/2018