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07
OCT
2015

Made in France et compétitivité : comment viser juste?

Le made in France est souvent présenté comme de qualité… mais ne pouvant pas être compétitif face aux productions des pays en développement.
« Erreur ! » assurent des entrepreneurs français qui ont réussi à s’imposer dans leurs marchés face à la concurrence étrangère. Avec quels principes ?

…/…

AGILITÉ ET RÉACTIVITÉ

Marc Balussaud, de BSE Electronic.

Marc Balussaud, de BSE Electronic.

Privilégier des sous-traitants français, une stratégie économique gagnante ? Ce n’est pas BSE Electronic qui dira le contraire.
Basé en Bourgogne, ce spécialiste des cartes et équipements électroniques démontre à ses clients qu’il a « des arguments à faire valoir, telles l’agilité et la réactivité pour s’adapter rapidement à leurs besoins, explique son PDG, Marc Balussaud. Nous pouvons livrer des pièces personnalisées en quelques jours, ce qui ne sera pas forcément le cas d’un pays low cost comme la Chine ou la Tunisie. »
Cette réactivité est l’un des arguments phares des défenseurs du made in France. « Notre savoir faire et nos moyens de R & D nous permettent de réduire fortement les temps de développement par rapport à nos concurrents, poursuit le décideur. Par conséquent, quand bien même le produit serait légèrement plus cher, le client pourra le mettre bien plus rapidement sur le marché, ce qui représentera, pour lui, un gain conséquent. »
La vélocité du sous-traitant français est aussi favorisée par sa proximité physique. « La communication y gagne, le client pouvant venir sur notre site pour accompagner une phase de lancement. Cela permet d’aller vite et de tenir les objectifs », explique-t-on chez BSE Electronic.

RECHERCHE ET INNOVATION

Et ce qui est bon pour la compétitivité du client le serait aussi pour le sous-traitant lui-même : « C’est un atout concurrentiel pour nous de pouvoir proposer aux clients de travailler ensemble, en toute transparence, lui assurer qu’il peut se rendre dans les locaux. Et ce dans une même langue, avec les mêmes référents culturels ».
Les résultats de la société sont là pour conforter sa stratégie : en 2014, son chiffre d’affaires a progressé de 17 %.
Marc Balussaud a fait rapatrier une production jusqu’alors située en Chine. Des travaux de R & D ont préalablement permis de compresser le temps de main-d’œuvre sur le produit concerné (2 à 3 minutes contre 35 auparavant).
En parallèle, il a réalisé d’importants investissements dans des équipements devant amener gains de productivité et automatisation des process.
Clés de voûte pour assurer la compétitivité d’une production dans l’Hexagone, la recherche et l’innovation sont également sollicitées pour permettre l’essor d’une filière pleine de promesses : les objets connectés made in France.

ATTENTION À LA FRAUDE

Fabriqué en France, en anglais made in France sont des mentions apposées sur les produits pour valider leur origine française.
Bien que le domaine soit juridiquement complexe, plusieurs textes interdisent, et sanctionnent comme fraude, l’apposition d’indications d’origines inexactes.

De l’art de bien calculer le coût d’une production

Le PDG de BSE Electronic Marc Balussaud insiste : « Il ne faut pas se focaliser exclusivement sur le prix de vente ». Car derrière le tarif affiché par une production chinoise se cachent des coûts supplémentaires pour le client.
« Il convient d’ajouter notamment les expéditions par avion ou les droits de douane », indique-t-il.
Il peut être également nécessaire d’effectuer des déplacements dans le pays de production pour suivre le travail du sous-traitant.
« Une telle analyse sera moins pertinente pour des marchés à gros volumes, les mobiles par exemple, où c’est le facteur ’main-dœuvre’ qu joue essentiellement. Mais sur des marchés de moyenne série, jusqu’à quelques centaines de milliers de pièces, nous avons, en France, une réelle compétitivité à faire valoir. »

 

Extrait de l’article « Made in France et compétitivité comment viser juste » (Suivre ce lien) du magazine « Décideurs en région ». 07/10/2015.

01
JUIL
2015

BSE Electronic, avocat du Made in France

Depuis qu’il a remporté, l’an dernier, le marché de la tablette numérique culinaire Qooq de la société Unowhy, le sous-traitant de cartes et équipements électroniques BSE Electronic accumule les succès. Depuis, la firme du Creusot (Saône-et-Loire) a sorti les premières séries du fameux casque audio 3D imaginé par la start-up 3D Sound Labs et remarqué au dernier Salon de la high-tech de Las Vegas, le CES. Mais rien ne rend son dirigeant plus fier que de rapatrier une fabrication de Chine. C’est le cas d’un système de téléassistance du groupe Legrand. « Nous avons entièrement repensé le process de façon à réduire la part de la main-d’oeuvre de 35 % à 2 %, explique Marc Balussaud, le PDG, ainsi, les écarts de prix avec l’Asie ne sont plus aussi importants pour les séries inférieures à 100.000 pièces. »

Depuis qu’il a pris la présidence de BSE Electronic en 2011, où il avait fait ses premières armes, Marc Balussaud a élargi ses compétences de simple monteur de composants électroniques. Les prestations de la PME incluent désormais le cahier des charges, le prototype, la fabrication et même la logistique. Bénéficiaire du crédit impôt recherche, elle vient de lancer un processeur embarqué pas plus gros qu’une carte de visite.

Objets connectés

Cette évolution s’appuie sur une quinzaine d’ingénieurs et de techniciens et, pour la production, sur une ligne de fabrication automatisée de haute capacité (8 millions de composants par an) acquise en 2013 pour 2 millions d’euros. Elle relève aussi d’un ensemble de fournisseurs avec lesquels la firme entretient des relations d’affaires privilégiées. Dernier en date, le partenariat avec l’éditeur de logiciels nantais IS2T lui apporte l’interface qui lui manquait pour réaliser des objets connectés concurrentiels. Selon son concepteur, cette plate-forme qui permet de créer des applications d’usage dans des délais réduits divise le coût de la chaîne de fabrication par deux. « Nous avons déjà quelques beaux dossiers à l’étude, notamment dans le secteur médical », affirme Marc Balussaud.

De quoi doper sa croissance. Le chiffre d’affaires a progressé de 17 % en 2014, à 15,7 millions d’euros, avec 89 salariés. De quoi aussi assouvir sa faim de made in France.

Christiane Perruchot, Les Echos
Correspondante à Dijon

Effectif : 85 salariés
Chiffre d’affaires : 15,7 millions
Activité : électronique

01
JUIN
2015

BSE Electronic, ardent défenseur d’une filière d’objets connectés made in France

TRACES ECRITES NEWS – ELECTRONIQUE/BOURGOGNE – Publié par Christiane Perruchot, le 01 juin 2015

Le sous-traitant de cartes et équipements électroniques implanté au Creusot (Saône-et-Loire) veut prouver la viabilité d’une filière d’objets connectés made in France.

Un partenariat avec le fabricant de logiciels nantais IS2T lui apporte l’interface qui lui manquait pour réaliser des objets connectés concurrentiels.


Pour les petites séries, le travail de pose des composants électroniques reste à dominante manuelle.

BSE Electronic, sous-traitant de cartes et équipements électroniques au Creusot (Saône-et-Loire), vient de conclure un partenariat avec l’éditeur de logiciels embarqués, IS2T à Nantes. Ce dernier a conçu une plateforme logicielle qui permet aux fabricants d’appareils connectés, de développer des applications à coût moindre.

« La rapidité de développement des usages apportée par le logiciel permet d’accélérer la mise sur le marché du produit, et le coût de la chaîne de production – de la conception à la fabrication de l’objet – est divisé par deux », assure Fred Rivard, P-DG d’IS2T.

Déjà expérimenté occasionnellement sur certains contrats, ce partenariat renforce les convictions de Marc Balussaud, le P-DG de BSE Electronic. L’éditeur de logiciels apporte l’interface qui lui manquait pour réaliser des objets connectés concurrentiels.

« Nous avons déjà quelques beaux dossiers à l’étude, notamment dans le secteur médical », affirme Marc Balussaud. « Nous voulons prouver la viabilité d’une filière électronique en France, en particulier pour les objets connectés, aujourd’hui essentiellement fabriqués en Asie. »

Fabricant du casque audio 3D

Cet avocat du made in France l’a déjà en partie prouvé. L’an dernier, il a convaincu la société Unowhy de maintenir le marché de la tablette numérique culinaire Qooq en France.

Aujourd’hui, il remporte le contrat du casque audio 3D qui a fait le buzz au dernier salon de la high tech de Las Vegas, le CES. Les premières séries viennent de démarrer sur la chaîne automatisée que la PME a récemment acquise pour 2 millions d’€.

Rien ne rend son dirigeant plus fier que d’avoir réussi à rapatrier une fabrication de Chine, celle du système de téléassistance baptisé Qeasy du groupe Legrand. « Nous avons entièrement repensé le process de façon à réduire la part de la main d’œuvre de 35% à 2% », explique Marc Balussaud.


Installation des bandes de composants pour la ligne automatisée de pose des composants, de haute capacité.

Du coup, assure t-il, « les écarts de prix avec l’Asie ne sont plus aussi importants pour les séries inférieures à 100 000 pièces et dégagent une valeur ajoutée ; au-delà, c’est une autre histoire, il est sûr que nous ne ferons jamais, au grand jamais, d’IPhone ! ».

Le chef d’entreprise s’appuie sur une équipe d’une quinzaine d’ingénieurs et techniciens pour se positionner clairement sur le marché des objets connectés. Sa dernière innovation est un processeur embarqué, pas plus gros d’une carte de visite configurable au plus près des besoins des clients.

BSE Electronic affiche une belle croissance : + 12% de chiffre d’affaires en 2013, + 17% en 2014 et ce n’est pas fini : « Notre objectif est de doubler en cinq ans le chiffre d’affaires qui s’est élevé à 15,7 millions d’€ l’an dernier », affirme le dirigeant.

La ligne de fabrication automatisée d’une capacité de 8 millions de composants par an lui en donne la possibilité. Ainsi que les derniers investissements réalisés : une machine de contrôle aux rayons X, un robot de vernissage et une machine de mesures de contamination ionique.

Du cahier des charges à la logistique


Contrôle des cartes électroniques aux rayons X.

La PME parie aussi sur son positionnement, qui a évolué du simple fabricant de cartes électroniques à la réalisation de produits finis, depuis l’élaboration du cahier des charges et du prototype, jusqu’à la logistique. Ils représentent d’ailleurs maintenant 70 à 80% du chiffre d’affaires et la moitié du volume de production (100 à 150 000 pièces par an).
Cette réussite relève aussi de ce que le P-DG nomme « un écosystème », un ensemble de fournisseurs avec lesquels il entretient des relations d’affaires privilégiées, parmi lesquels figurent désormais IS2T. « En plus de faire du business, ces collaborations permettent de nous tenir informés mutuellement des évolutions technologiques et commerciales qui avancent très vite dans ce secteur ».
Ce défenseur d’une filière électronique en France doit cependant se résoudre à maintenir une filiale (avec une participation minoritaire) en Tunisie. Dotée de 4 lignes de composants montés en surface (CMS), elle assure 25% du chiffre d’affaires de BSE, pour des contrats à moindre valeur ajoutée. Il dispose aussi de deux bureaux commerciaux à Shenzhen et à Hong Kong.


La dernière innovation de BSE Electronic est un processeur embarqué, pas plus gros d’une carte de visite.

Qui est Marc Balussaud ?
BSE Electronic a été son premier employeur à la sortie de ses études d’ingénieur à l’Insa de Lyon, comme responsable qualité.
Après quatre années, il part chez Valéo comme directeur qualité, mais revient en 1998 chez BSE comme directeur général. Il en devient le P-DG courant 2011.

03
AVR
2015

Article du JSL : « Une industrie qui a de l’avenir »

Jeudi, le préfet Gilbert Payet est venu visiter l’industrie du Creusot. Entouré des élus de la Ville, il a pu faire le tour des sociétés Thermodyn et BSE Electronic.

Dans le cadre de la semaine de l’industrie, le préfet de Saône-et-Loire est venu visiter, jeudi,   les sociétés creusotines Thermodyn et BSE Electronic.  Photo S. W.
Dans le cadre de la semaine de l’industrie, le préfet de Saône-et-Loire est venu visiter, jeudi, les sociétés creusotines Thermodyn et BSE Electronic. Photo S. W.

L’industrie a encore un avenir », a déclaré Gilbert Payet dans les locaux de la société creusotine Thermodyn.

Dans le cadre de la semaine de l’industrie, le nouveau préfet de Saône-et-Loire (NDLR : il est en poste depuis moins d’un mois) a passé la matinée de jeudi au Creusot.

Invité notamment par le maire, André Billardon, Gilbert Payet est « venu découvrir le bassin industriel du Creusot » qui, selon lui, « est l’un des plus gros ». « Voir ce que représente ce tissu industriel a été l’une de mes plus grandes surprises », a-t-il confié avant de chausser les lunettes de sécurité et de débuter la visite.

Le site creusotin de la société Thermodyn, spécialisée en conception, fabrication et services de turbomachines, emploie près de 500 personnes et concentre une activité représentant près de 400 millions de dollars. C’est ce que le chef de production, Benoit Gagnard, et le chef d’établissement, Christian Charollais, ont voulu montrer au préfet. « C’est incroyable, on a l’impression que c’est une usine totalement modulable », a relevé Gilbert Payet avant de quitter l’établissement.

Le préfet a enchaîné avec la visite de l’entreprise BSE Electronic, qui produit près de 150 000 pièces par an. « Concernant l’investissement, avez-vous bénéficié d’aides publiques ? » a-t-il questionné. « Entre 80 et 100 000 € pour la création d’une nouvelle ligne en 2013 », a répondu le dirigeant de la société, fier de voir le préfet pénétrer dans les coulisses de sa production.

Solen Wackenheim

22
JAN
2015

3D Sound Labs invente le son en trois dimensions

 Le casque Neoh.
Le casque Neoh.La start-up française présente Neoh, un casque qui restitue un son grandeur nature. «Un pur produit de la French Tech», selon son PDG.

Alors que la qualité des écrans de télé s’est considérablement améliorée ces dernières années, le son est longtemps resté à la traîne de l’image. Inconcevable pour Dimitri Singer, cofondateur et vice-président de 3D Sound Labs. La start-up française a conçu un casque qui permet d’avoir une expérience auditive immersive. Le casque est en outre doté de capteurs de mouvements. Si on bouge la tête en regardant un film, cela fait évoluer le son, comme si le spectateur était entouré de haut-parleurs.

Neoh se veut être un concurrent aux systèmes de home cinéma, en plus compact. Il prétend remplacer les barres de son, caissons de basse et autres enceintes. «Nous offrons une immersion dans une sphère sonore», s’enthousiasme Dimitri Singer. Et le résultat est effectivement assez impressionnant, similaire à celui offert par une salle de cinéma bien équipée. Petit inconvénient, 3D Sound Labs privilégie une connexion filaire entre le casque et la source, pour assurer une bonne qualité.

Pour bénéficier d’un son 5.1 ou 7.1, et donc de toute la profondeur que peut offrir Neoh, il faut bien choisir ses films en téléchargement. Les premiers Blu-ray sortiront eux en 2015.

Dimitri Singer a fondé 3D Sound Labs en janvier 2014, avec Xavier Bonjour et Renaud Séguier. Un an plus tard, ils devraient bientôt finaliser leur une première levée de fonds. De quoi leur permettre de continuer l’aventure et surtout de lancer les premières productions de casques. «Neoh a été imaginé et conçu en France, il y sera aussi fabriqué!» lance Dimitri Singer. Pour cela, la start-up fait appel à un sous-traitant de l’électronique grand public, BSE Electronics, basé au Creusot (71). «Ce casque est un pur produit de la French Tech. Nous avons bénéficié d’un financement de la BPI. Je pense qu’il est important de jouer le jeu de la fabrication française, mais c’est aussi important pour la qualité de nos produits et nous y gagnons en réactivité», ajoute Dimitri Singer, qui mise sur une commercialisation du casque dès avril, à 250 euros environ (300 dollars).

 

LE FIGARO     ECONOMIE         High-Tech                 Par Elsa Bembaron  Publié  

 

16
JAN
2015

Avec le casque audio Neoh, l’intelligence spatiale vient au son

L’embarqué > Secteurs d’activités > Objet de la semaine

Publié le 16 janvier 2015 à 13:06 par François Gauthier

CAsque Neoh

Transformer l’écoute traditionnelle de la musique à travers un casque audio vissé sur les oreilles en une véritable immersion sonore inédite, en trois dimensions, telle est l’ambition affichée par le casque Neoh, conçu par la jeune société française 3D Sound Labs. Une société fondée en 2014 par Dimitri Singer, spécialiste de l’électronique grand public, Xavier Bonjour et Renaud Séguier, chercheurs à l’école d’ingénieurs Supelec. Pour réaliser cette impression sonore, le casque, que l’on pourrait qualifier de “Home cinéma mobile”, embarque des capteurs qui enregistrent les mouvements de tête de l’utilisateur afin de délivrer un son restitué de manière spatiale à 360°, tel que nous le percevons dans la vie réelle. L’objet qui permet l’écoute des formats MPEG, AVI, WMA, MP4, MOV, OGG, WAV, FLAC, AAC, DTS… s’appuie sur un microcontrôleur dédié assurant la restitution spatialisée des contenus audio.

En fait, la technologie de 3D Sound Labs virtualise dans l’espace jusqu’à 25 sources sonores en tenant compte de la différence de temps d’arrivée des sons entre les deux oreilles et transforme les sons via des filtres acoustiques de type HRTF (Head Related Transfert Functions) liés à la forme du visage et des oreilles de chaque individu. 3D Sound Labs a ainsi développé des algorithmes capables de reproduire ces mécanismes de perception spatiale du son qui détectent les plus infimes mouvements de la tête et restituent la localisation des sources sonores dans l’espace, en temps réel. Pour une perception spatiale du son en somme.

Les cartes embarquées dans le casque Neoh ont été réalisées en France par BSE Electronic sur son site de fabrication du Creusot, non seulement pour la partie assemblage, mais aussi pour la conception de la carte, la société étant capable de conduire de tels projets, du design jusqu’à la fabrication de prototypes ou de petites séries.

06
JAN
2015

Voici le casque audio 3D intelligent et révolutionnaire que BSE va fabriquer au Creusot

CREUSOT INFOS Le Mardi 06 janvier 2015 @ 03:17:00    

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Neoh est doté d’une carte électronique fabriquée par BSE au Creusot. Il est le premier casque audio 3D Intelligent au monde. Neoh c’est la perception spatiale du son en détectant les plus  infimes mouvements de la tête pour restituer la localisation des sources  sonores dans l’espace en temps réel.

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Juste avant la présentation officielle à Las Vegas, Dimitri Singer est venu au Creusot travailler avec les équipes de BSE.

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Ainsi que creusot-infos l’avait annoncé, c’est donc au CES de Las Vegas, qui ouvre officiellement ce mardi 6 janvier, que la start up française 3D Sound Labs a décidé de dévoiler et de lancer un casque audio révolutionnaire. Neoh est son nom. Ce casque audio 3D intelligent a été imaginé par la start up qui a choisi l’entreprise BSE au Creusot, non seulement pour l’assembler, mais aussi et surtout pour concevoir la carte électronique qui contient toute l’intelligence de ce casque révolutionnaire. Dimitri Singer, un des trois dirigeants de la start up est venu au Creusot fin décembre pour travailler avec les professionnels de BSE. «La production en série sera lancée au mois de mars et les ventes grand public débuteront au mois d’avril. Au départ il sera vendu sur internet», a confié Dimitri Singer à creusot-infos, à l’occasion de sa venue dans les locaux de l’entreprise BSE, avenue de l’Europe au Creusot, où il a été accueilli par Sandrine Lonak, responsable développement commercial, marketing et communication, et David Jacquemard, responsable du département «projets». Neoh, qui est un casque audio unique au monde, va rejoindre les produits de prestige élaborés au Creusot, la ville de toutes les énergies qui n’est pas seulement la ville de la grande industrie. Avec BSE, qui va aussi assembler les tablettes numériques Qooq pour la cuisine et Sqool pour l’Education, Le Creusot est aussi une ville mondialement connue pour ses productions électroniques high-tech. Et avec Neoh, BSE et Le Creusot viennent effectuent une entrée de prestige à Las Vegas.

Alain BOLLERY (Photos Alain BOLLERY et DR)
NEOH : LE PREMIER CASQUE AUDIO 3D INTELLIGENT AU MONDE

Las Vegas CES 2015 : 3D Sound Labs présente Neoh, le premier casque audio 3D intelligent. Ce casque permet de restituer un son spatial, totalement immersif. Véritable Home cinéma mobile, Neoh embarque des capteurs de mouvement et délivre un son multipoint comparable aux salles de cinéma dernières générations et aux équipements home cinéma les plus sophistiqués. Avec un son à 360°, le numérique parvient enfin à restituer la théâtralité du son réel avec un casque. Les technologies bouleversent l’audiovisuel : de la même manière que l’image gagne en finesse, couleur et définition, le numérique permet de reproduire un son plus vrai, plus naturel, plus immersif. Inéluctablement, le son 3D devient la norme et c’est cette formidable révolution qu’annonce 3D Sound Labs.  A l’heure du triomphe du mobile, il permet l’écoute des formats les plus riches (Mpeg H 3D audio, Dolby Atmos…) devenus les standards des productions actuelles du cinéma. 3D Sound Labs crée Neoh, le casque nouvelle génération délivrant un véritable son 3D sur mobile. Un son immersif comme au cinéma, grâce à Neoh : Fruit de deux ans de recherche et développements, l’équipe 3D Sound Labs propose une solution mobile pour l’écoute du son cinéma. 3D Sound Labs a développé un lecteur audio/vidéo dédié, à faible consommation de CPU, permettant une lecture fluide et une restitution spatialisée des contenus audio. Techniquement, 3D Sound Labs virtualise dans l’espace plusieurs sources sonores, comme le son multicanal d’un film, pour un rendu des plus réaliste auprès de l’auditeur. L’individu perçoit réellement la provenance des sons, comme avec le meilleur home cinéma. Le casque est doté de capteurs de mouvements de la tête « head tracking » jusqu’ici réservé aux professionnels. Ce capteur va permettre d’interpréter le moindre micromouvement pour restituer le son tridimensionnel que nous percevons dans la vie réelle.  L’application mobile intuitive (Neoh player) délivre une expérience sonore sans précédent grâce au casque Neoh. Dimitri Singer, co-fondateur de 3D Sound Labs « Les contenus audio 3D sont disponibles, le mobile est massivement adopté, il ne manquait plus que Neoh ! Cette technologie, élément essentiel de la réalité virtuelle, vient définitivement révolutionner l’expérience utilisateur». Comment ça marche : L’être humain repère un son notamment grâce à la différence de temps d’arrivée des sons entre les deux oreilles ainsi qu’à la transformation des sons par des filtres acoustiques (HRTF : Head Related Transfert Fonctions) liés à la forme du visage et des oreilles de chaque individu. 3D Sound Labs a développé des algorithmes capables de reproduire ces mécanismes de perception spatiale du son qui détectent ainsi les plus infimes mouvements de la tête et restituent la localisation des sources sonores dans l’espace en temps réel. A propos de 3D Sound Labs Fondée en janvier 2014, par l’entrepreneur Dimitri Singer,  le spécialiste de l’électronique grand public Xavier Bonjour (Technicolor, Movea, Philips) et le chercheur à l’école d’ingénieur Supelec Renaud Séguier, 3D Sound Labs ambitionne de révolutionner l‘expérience utilisateur en matière de son. Les travaux de recherche et développements de 3D Sound Labs ont donné lieu au dépôt de plusieurs brevets, y compris dans la santé avec un brevet visant à l’amélioration de la performance de prothèse auditive. La start up est soutenue par Emergys et la Banque Publique d’Investissement de France.

Neoh sera notamment disponible en précommande sur 3D Sound Labs et Kickstarter pour une livraison au printemps 2015.

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Dimitri Singer avec 25 cartes électroniques pour le casque Neoh NEOH3.jpg
Sandrine Lonak, Dimitri Singer et David Jacquemard NEOH4.jpg

 

19
DéC
2014

BSE Electronic : le phénix creusotin

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Réintégrer sa production en France, ce fabricant de cartes électroniques y a cru… et l’a fait ! Récit d’une réindustrialisation réussie.

Sur le grand site industriel de l’avenue de l’Europe, des femmes et des hommes en blouse blanche — uniforme indispensable pour protéger les composants de l’électricité statique  — s’affairent autour de machines high-tech, fraîchement inaugurées.

Il y a tout juste un an, BSE Electronic a investi lourdement dans une ligne de production robotisée, capable d’insérer jusqu’à 8 millions de composants par mois. Et à ceux qui pensent que l’automatisation détruit l’emploi, Marc Balussaud, PDG, répond preuve à l’appui : l’entreprise a renforcé ses effectifs d’une douzaine de personnes et elle ne compte pas en rester là, notamment en étoffant la partie Recherche et Développement. « L’automatisation de la production était une condition sine qua non pour contrer le prix de la main d’œuvre asiatique et gagner en compétitivité », ajoute-t-il.

Réactivité, flexibilité, qualité… aujourd’hui, les gains liés à cette stratégie de réindustrialisation ne se comptent plus. L’entreprise propose une offre complète, synonyme de confort pour ses clients, de la conception jusqu’à la logistique et le service après vente. Capable de réaliser un prototype unique, de produire de petites séries en quelques jours comme des milliers de pièces, BSE Electronic s’est fait une spécialité des systèmes électroniques pointus, qui s’avèrent particulièrement utiles dans le domaine médical. C’est le cas de boîtiers de téléassistance permettant aux personnes âgées d’alerter un proche ou les secours en cas de chute ou de malaise. L’expertise de l’entreprise s’applique aussi dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, des télécoms ou des transports.

Le made in France est aujourd’hui synonyme d’innovation et de qualité. Marc Balussaud ne peut que confirmer, constatant l’engouement de certains de ses clients pour une production 100 % locale. La position stratégique du Creusot est aussi un « sérieux atout », confie-t-il, avec la capitale accessible en moins de deux heures grâce au TGV. Seule ombre au tableau : le recrutement d’ingénieurs. La méconnaissance des richesses de la région dissuade

les candidats. « Nous avons réussi à en convaincre quelques-uns, aujourd’hui ravis de travailler au Creusot », ajoute le PDG, sensible à la qualité de vie creusotine. Côté production, les talents se font rares… et pour cause : il ne reste plus qu’un seul centre de formation en électronique en France, délocalisation oblige. BSE Electronic se bat aujourd’hui avec le Snese — syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique — pour faire entendre que la filière n’est pas morte. Objectif : recréer un système de formation adapté aux techniques d’aujourd’hui. Nouveau challenge !

Un chiffre : 90

C’est le nombre de salariés dans l’usine du Creusot, un chiffre qui sera certainement appelé à grossir pour suivre le développement de l’entreprise.

Une date : 31 décembre 2005

Triste réveillon pour BSE Electronic : un incendie accidentel ravage les locaux du Creusot. Un bâtiment de 4 000 m2 sera reconstruit en 2007, ce qui devra à l’entreprise le surnom de « phénix creusotin ».

 

Conseil général -Département de Saône-et-Loire

Attractivité, Economie, Economie et aménagement, Développer

17
DéC
2014

Le français Qooq va fabriquer des tablettes tactiles en Bourgogne

Jean-Yves Hepp ne veut pas se contenter de produits «conçus en France»

Jean-Yves Hepp ne veut pas se contenter de produits «conçus en France»

L’inventeur de la tablette Qooq s’appuie sur l’expertise du taïwanais Pegatron, un des sous-traitants d’Apple, pour développer la fabrication de ses tablettes «Made in France».

Il est question de tablettes, de «Made in France» et d’un sous-traitant d’Apple. C’est sur cette recette un peu particulière que Jean-Yves Hepp, le patron et fondateur de Unowhy, créateur de la tablette Qooq, veut s’appuyer pour ancrer la fabrication de ses produits en France, et plus précisément en Bourgogne. Têtu, l’entrepreneur a décidé de démontrer qu’il était encore possible de fabriquer de l’électronique grand public dans nos régions. Une voie qui est parfois compliquée à tenir, tant la filière a besoin de se reconstruire. Mais il vient de franchir un obstacle important et de trouver un puissant allié: Pegatron.

Ce dernier est un des principaux sous-traitants d’Apple, qui assemble notamment des iPhone. Issu d’une scission du groupe Asus en 2008, le taïwanais est un des leaders mondiaux de la fabrication de tablettes tactiles. L’idée de Jean-Yves Hepp paraît simple: il souhaite «importer en France le savoir-faire de Pegatron». Cela passe par la validation du processus de fabrication d’un sous-traitant français, BSE Electronic par Pegatron.

 

Une ligne de production au Creusot

Concrètement, Unowhy a conclu un partenariat avec BSE, présenté comme un «producteur d’ensembles électroniques et spécialiste de la conception et de la fabrication de cartes et d’interfaces tactiles». Avec l’appui de Pegatron, il est en train de mettre en place une ligne de production dédiée sur le site de BSE, au Creusot. Pegatron fournira tous les composants, tandis que l’assemblage et le contrôle qualité seront faits en Saône-et-Loire. «Il s’agit d’un transfert de technologies industrielles sans précédent, qui s’inscrit exactement à rebours des flux mondiaux habituels», souligne Jean-Yves Hepp.

Unowhy, qui s’est fait un nom avec ses tablettes et son application Qooq, dédiées à la cuisine, compte élargir son champ d’action avec Sqool, sa solution pour l’enseignement numérique. Unowhy vise le marché de l’éducation et veut positionner son offre comme un incontournable du plan e-éducation, avec une tablette fabriquée en France et des offres de stockage «cloud» herbergées chez Atos. Jean-Yves Hepp souhaite préserver la «liberté de la France dans les contenus dédiés à l’éducation, sans passer par les fourches caudines des censeurs des grandes plateformes». Il travaille déjà avec des éditeurs qui souhaitent mettre à la disposition des enfants des livres, avec un support qui leur soit adapté.

LE FIGARO.fr – Economie Mis à jour Publié