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17
JAN
2019

Article LE JSL – LE CREUSOT – EMPLOI – Métiers de l’industrie : « Une semaine pour séduire les filles »

 

Sandrine Lonak a accepté de relever un défi difficile : accepter un poste “culturellement” réservé aux hommes.

Elle livre son expérience.

Sandrine Lonak, responsable  chez BSE Electronic, a fait visiter l’entreprise à des collégiens.  Photo d’archives David PIPPONIAUSandrine Lonak, Responsable chez BSE Electronic, a fait visiter l’entreprise à des collégiens.Photo David PIPPONIAU

 

Dans le cadre du programme Industri’elles Weeks qui permet à de jeunes collégiens de découvrir des entreprises creusotines et de promouvoir l’emploi de la gent féminine à des postes réservés “culturellement” aux hommes, Sandrine Lonak, responsable développement commercial marketing et communication, a fait visiter lundi après-midi l’entreprise BSE Electronic à des élèves des collèges Centre, de la Croix-Menée et des Epontots. « Nous organisons des visites au cours de la semaine de l’industrie depuis cinq ans. Si c’est notre première participation à Industrie’elles Weeks, nous recevons en revanche régulièrement et ponctuellement des associations comme Agire ou l’Ésat (Établissement et service d’aide par le travail) du Breuil », a-t-elle expliqué.

Au bout de deux ans, un nouveau défi à relever

C’est en novembre 2013 que Sandrine Lonak a intégré l’entreprise BSE Electronic, spécialiste de la conception et de la fabrication de cartes et équipements électroniques. « Après des études de commerce et de marketing, j’ai d’abord travaillé  comme assistante commerciale dans une entreprise de prothèses orthopédique puis dans une société de sous-traitance électronique. En 2013, BSE ayant investi environ 2 millions d’euros d’équipements industriels, j’ai été recrutée pour trouver de nouveaux marchés, faire monter en puissance la société. »

Après deux ans dans son premier poste, Sandrine Lonak accepte de relever un défi difficile, d’ajouter une corde à son arc : celle de responsable du département Industrialisation nouveaux produits. « En général, culturellement c’est un poste qui est occupé par un homme en raison notamment des compétences techniques demandées. J’ai accepté pour accompagner les projets du début à la fin, pour aller au bout de l’aventure. » Pour ce nouveau poste, Sandrine Lonak a appris sur le terrain, en s’appuyant sur la synergie existant entre les différentes équipes : « sortir le produit de qualité en temps et en heure est le challenge que nous devons relever à chaque fois. C’est très stimulant et puis nous avons la chance de travailler dans une entreprise qui existe depuis 32 ans et qui a gardé un esprit très familial. »

 

LE TAUX DE FÉMINISATION DES DIFFÉRENTES FILIÈRES PROPOSÉES AU LYCÉE

Le lycée Léon-Blum propose 14 baccalauréats différents à ces élèves dont certains sont a priori plus masculins que féminins. Mais qu’en est-il vraiment ? Voici la répartition garçons/ filles à la rentrée scolaire 2018 pour chacune des filières.

Bac généraux

➤  Scientifique, sciences de l’ingénieur (années de première et terminale confondues) : 48 garçons et 10 filles, soit 17,24 % de féminisation.

➤  Scientifique, sciences de la vie et de la terre : 52 garçons et 78 filles (60 %).

➤  Économique et social : 34 garçons et 54 filles (61,36 %).

➤  Littéraire : 5 garçons et 35 filles (87,50 %).

Bac technologiques

➤  Sciences et technologies du management et de la gestion : 47 garçons et 50 filles (51,55 %).

➤  Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable : 40 garçons et 4 filles (9,09 %).

Bac professionnels

➤  Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (les trois années de cursus confondues) : 29 garçons et 1 fille (3,33 %).

➤  Techniques d’interventions sur installations nucléaires : 27 garçons et 2 filles (6,9 %).

➤  Esthétique : 41 filles (100 %)

➤  Métiers de la mode : 27 filles (100 %).

➤  Technicien d’usinage : 36 garçons et 3 filles (7,69 %).

➤  Technicien en chaudronnerie industrielle : 62 garçons et 3 filles (4,62 %)

➤  Commerce : 37 garçons et 48 filles (56,47 %).

➤  Gestion administrative : 6 garçons et 38 filles (86,36 %).

 

Jean-Pierre COULEZ (CLP)

17
JAN
2019

Article JSL – LE CREUSOT – ENTREPRISE : « 105 salariés et une parité presque parfaite »

En parallèle à la visite de BSE Electronic par des collégiens dans le cadre d’Industri’elles Weeks, Marc Balussaud, Président Directeur Général de l’entreprise, a accepté de répondre ànos questions.

 

Marc Ballussaud, Président directeur général (PDG) de BSE.    Photo Jean-Pierre COULEZ

Marc BALUSSAUD, Président Directeur Général (PDG) de BSE.   Photo Jean-Pierre COULEZ

 

Au sein de BSE, des femmes exercent-elles un métier “culturellement” destiné aux hommes ?

« L’entreprise compte 105 salariés et nous avons désormais une parité hommes/femmes presque parfaite. Car il est vrai que la plupart des postes proposés peuvent être occupés indifféremment par des hommes ou par des femmes. Il faut noter cependant que nous avons depuis peu trois opératrices machines qui supervisent des machines automatisées, alors que jusqu’à présent, nous n’avions que des hommes. C’est un vrai changement dans l’entreprise. »

Comment expliquez-vous ce changement ?

« Nous n’avions pas forcément de demandes en ce sens. Les femmes aspiraient à d’autres postes et les mentalités ont changé. L’important est de travailler en synergie et de développer un vrai esprit d’équipe qui est toujours très constructif, avec des femmes et des hommes qui travaillent ensemble sur tous les secteurs de l’entreprise. »

 

ZOOM – LE TAUX DE FÉMINISATION DES DIFFÉRENTES FILIÈRES PROPOSÉES AU LYCÉE

Le lycée Léon-Blum propose 14 baccalauréats différents à ces élèves dont certains sont a priori plus masculins que féminins. Mais qu’en est-il vraiment ? Voici la répartition garçons/ filles à la rentrée scolaire 2018 pour chacune des filières.

Bac généraux

➤  Scientifique, sciences de l’ingénieur (années de première et terminale confondues) : 48 garçons et 10 filles, soit 17,24 % de féminisation.

➤  Scientifique, sciences de la vie et de la terre : 52 garçons et 78 filles (60 %).

➤  Économique et social : 34 garçons et 54 filles (61,36 %).

➤  Littéraire : 5 garçons et 35 filles (87,50 %).

Bac technologiques

➤  Sciences et technologies du management et de la gestion : 47 garçons et 50 filles (51,55 %).

➤  Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable : 40 garçons et 4 filles (9,09 %).

Bac professionnels

➤  Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (les trois années de cursus confondues) : 29 garçons et 1 fille (3,33 %).

➤  Techniques d’interventions sur installations nucléaires : 27 garçons et 2 filles (6,9 %).

➤  Esthétique : 41 filles (100 %)

➤  Métiers de la mode : 27 filles (100 %).

➤  Technicien d’usinage : 36 garçons et 3 filles (7,69 %).

➤  Technicien en chaudronnerie industrielle : 62 garçons et 3 filles (4,62 %)

➤  Commerce : 37 garçons et 48 filles (56,47 %).

➤  Gestion administrative : 6 garçons et 38 filles (86,36 %).

 

J.-P. C. (CLP)

16
JAN
2019

Article CREUSOT INFOS – Industri’elles week : « Une opération pour faire découvrir les métiers de l’industrie »

Les collégiens ont découvert ce lundi après-midi les ateliers de l’entreprise BSE

Un autre groupe d’élèves s’est rendu à l’agence « Pas à Pas »

L’industrie occupe une très grande place au Creusot. C’est un secteur porteur mais où les femmes sont trop peu présentes à cause de persistantes idées reçues. Aussi, la ville du Creusot a souhaité se saisir de cette problématique et a décidé d’organiser en collaboration avec les entreprises locales, un événement intitulé « Industri’elles week », permettant dans un premier temps de faire découvrir les missions et métiers de l’industrie, puis ensuite, de répondre au problème du chômage des femmes. Dans ce sens, les élèves de 4e des collèges Centre, des Épontots et de la Croix-Menée participent depuis ce lundi à la 5e édition de cette opération organisée par la Ville du Creusot.

Les collégiens ont pu découvrir les ateliers et process de BSE accueillis par Sandrine Lonak, responsable du développement commercial et de l’industrialisation des nouveaux produits et Ludovic Jeandeau, chef de projet. « Il s’agit de faire comprendre aux jeunes femmes que dans l’industrie, il y a des métiers qui peuvent les intéresser…».
De même, les collégiens se sont rendus dans les locaux de l’agence « Pas à Pas-Communication » où, accueillis par Sylvie et Marc Boudot, ils ont pris connaissance du processus d’innovation et visité l’atelier de production « made in Bourgogne » : « Nos cartes électroniques proviennent de BSE ! » a assuré Marc Boudot. Le Guide des Bons Plans, la borne musicale Melo, la plateforme « Culture à vie », les bandes dessinées (BD), entre autres innovations et projets… C’est tout cela qui a été présenté aux collégiens ce lundi après-midi.

Ce qu’ils pensent de l’opération

Pour Manon élève de 4e, la première impression chez BSE a été bonne. Manon ne la connaissait pas, mais elle a eu  l’impression que de nombreux jeunes comme elle, s’intéressaient de près à l’entreprise creusotine. « C’est plutôt agréable ici, c’est bien géré…». De son côté Myriam était plus nuancée : « Je souhaite devenir architecte, l’industrie ne m’intéresse pas trop…». Enfin Basile, veut devenir ingénieur informatique et rentrer dans l’industrie. C’est donc avec des yeux grands ouverts qu’il a traversé les ateliers de BSE. « C’est une bonne initiative, cette entreprise est performante, oui, si mes études le permettent, j’aimerais bien plus tard intégrer cette entreprise…»

15
JAN
2019

Article CREUSOT INFOS : « C’est parti pour les Industri’elles Week »

Elles ont débuté par une présentation à l’Hôtel de Ville en présence des élus municipaux Laëtitia Martinez, Maguy Gaudet et Yvon Puzenat.

Une classe de 4ème de chacun des 3 collèges, Croix-Menée, Centre et Epontots sera confrontée au cours de cette semaine au monde de l’industrie. Ce lundi matin, dans l’enceinte du collège Centre, trois ateliers successifs FETE étaient proposés aux élèves. Le premier est un jeu post-it sur les métiers typés masculins ou féminins, le second est unquiz sur l’égalité filles garçons et  le troisième donne lieu à un débat autour de saynètes à partir d’un DVD sur les stéréotypes.

FETE, c’est quoi? Femmes Egalité Emploi est une association qui t ravaille depuis près de 30 ans pour faire progresser l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Lundi après-midi, les élèves visiteront les entreprises BSE et Pas à Pas, mercredi le lycée Léon Blum et jeudi ils recevront les informations sur l’industrie locale et les métiers proposés par les deux entreprises et le lycée Léon Blum.

J.S.

 

14
JAN
2019

Article CREUSOT INFOS – David Marti a présenté ses voeux aux forces vives de la ville

Il y avait beaucoup de monde, vendredi soir, dans la grande salle de l’ALTO où le Maire David Marti s’est projeté dans l’avenir. Un discours où il a été question d’Europe, du mouvement social, mais aussi des projets 2019 pour Le Creusot.

Monsieur le Maire David MARTI avec Marc Balussaud PDG de BSE et Sandrine LONAK Responsable Développement commercial 

Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées, vendredi soir, à l’ALTO, pour la cérémonie des voeux aux associations et aux forces vives du Creusot, par le Maire David Marti. Parmi les personnalités, Eric Boucourt, sous-préfet d’Autun, Rémy Rebeyrotte, Député de Saône-et-Loire, Jérôme Durain, Sénateur de Saône-et-Loire, le Commandant Thibaudin qui dirige les forces de Police au Creusot, l’Adjudant Chef Dardaine, adjoint au commandant de la communauté de brigades de gendarmerie de Montchanin et du Creusot, le Capitaine Monin, commandant du centre de secours, Stéphanie Marlin, inspectrice de l’Education Nationale au Creusot, ainsi que de nombreux maires de la Région du Creusot, et André Billardon, maire honoraire du Creusot.

…/…

Reportage : Alain BOLLERY
 

 

 

07
JAN
2019

Article JSL -SAONE-ET-LOIRE – INNOVATION … Des entreprises étaient parties avec leurs inventions à Las Vegas…

A__92C21 ces marc balussaudLe 5 janvier, une délégation française avec des Bourguignons en son sein s’est envolée pour le Consumer electronics show (CES) de Las Vegas, la Mecque mondiale de l’électronique grand public qui donne chaque année l’occasion de mettre en avant les innovations de demain. On y trouve de l’audio, de la technologie automobile et de communication sans fil, des drones, de la réalité virtuelle et augmentée, de l’impression 3D, des capteurs et bien plus encore. L’an passé, des entreprises (BSE au Creusot, Arcom à La Loyère, Gemecod à Saint-Christophe-en-Bresse ou encore La Poste) y étaient. Qu’en retiennent-elles ? Qu’est-ce que le CES leur a vraiment apporté ?

… AUJOURD’HUI, LES AFFAIRES DÉCOLLENT

L’entreprise BSE (Bourgogne services electronic) au Creusot est la preuve vivante qu’il est possible de concevoir et de fabriquer des cartes et autres composants électroniques en France en étant compétitif. « En participant au CES de Las Vegas, nous avons pu montrer au monde que la France a des compétences en électronique et innove », souligne Sandrine Lonak, responsable développement commercial et du département “Introduction nouveaux produits” chez BSE.

Des produits innovants bientôt sur le marché

« À Las Vegas, nous avons noué de nombreux contacts avec des start-up. Des produits que nous avons aidés à concevoir et à industrialiser vont bientôt se retrouver sur le marché. Nous travaillons sur des traqueurs, des bracelets connectés, des objets connectés dans le domaine du médical… »

…/…

Nicolas DESROCHES

17
DéC
2018

Creusot-Infos : « LE CREUSOT : David Marti met un coup de projecteur sur le rayonnement international de la ville »

De ses productions industrielles jusqu’à l’exposition événement consacrée aux œuvres de Pierre Soulages, en passant par les perfs des sportifs, Le Creusot rayonne.

Le Maire David Marti s’en est félicité en ouverture du conseil municipal après avoir donné la parole à ses adjoints. Non sans avoir, aussi, évoqué la crise qui traverse le pays.

A quelques jours de Noël, David Marti a saisi la dernière séance du conseil municipal du Creusot pour donner un coup de projecteur sur Le Creusot qui gagne et qui rayonne. Dans son discours liminaire il a voulu démontrer que la ville rayonne. D’abord avec ses industries qui exportent environ 80% de leurs productions.
Mais aussi en termes d’image. En ce sens, Le Creusot a eu son cadeau de Noël avant l’heure, avec le succès de l’exposition Pierre Soulages. Elle a vu converger vers Le Creusot des amateurs des six coins de l’hexagone, mais aussi de bien au-delà.

Déjà plus de 10.000 visiteurs pour l’expo Soulages

Le Maire a demandé à Jérémy Pinto de parler de cette exposition événement. «Un pari audacieux» a jugé l’adjoint à la Culture. Selon les derniers chiffres, l’exposition à la mi-décembre avait déjà dépassé la barre des 10.000 visiteurs, y compris les scolaires. 10.009 pour être précis, au soir du vendredi 14 décembre.
Rappelons que l’exposition prolongée jusqu’au 6 janvier pour permettre aux Creusotins qui reviennent au pays à l’occasion des fêtes de fin d’année, de pouvoir en profiter.
David Marti se chargea en personne de souligner le rayonnement industriel, avec les succès d’Alstom, les investissements gagnants de Framatome, et évidemment ces locomotives solides que sont Industeel, Thermodyn, SNECMA, Haulotte, BSE ElectronicTurbine Casting Ascot, NFM qui va prendre un nouveau départ avec sa reprise par l’allemande Mülhauser,

Des entreprises d’avenir, et une technique d’avenir, avec la métallurgie des poudres qui sera portée et expérimentée par le projet Excalibure et un site en devenir au Creusot.

40% d’emplois industriels

Le Maire n’a pas manqué de souligner que 40% des emplois au Creusot sont industriels, contre 12% au niveau national.
Le Parc des Combes a également vu son activité soulignée, avec des visiteurs qui viennent non seulement de toute la France, mais aussi de pays limitrophes.
«Il faut que ce tourisme profite au plus grand nombre et c’est le sens du travail que nous menons avec le Parc».
Laëtitia Martinez s’est quant à elle chargée de présenter le contrat de développement métropolitain, tel qu’il a été présentée dernièrement à l’occasion de la venue de Marie-Guite Dufay. «Nous voulons construire la ville de demain», a assuré l’élue. Au rang des investissements sportifs, la nouvelle piste d’athlétisme devrait permettre au Creusot d’accueillir de grandes compétitions.

08
JUIN
2018

Article L’USINE NOUVELLE : « Entre Dijon et Besançon, les industriels de la santé innovent dans les objets connectés »

L’USINE SANTÉ

DE NOTRE CORRESPONDANT, ANTONIN TABARD  ,  ,  , 

 

ENQUÊTE En Bourgogne-Franche-Comté, fédérés autour de pôles, les industriels de la santé et de l’électronique innovent et se structurent pour se placer sur le marché encore émergent des objets connectés.

 

Entre Dijon et Besançon, les industriels de la santé innovent dans les objets connectés

Le spécialiste des cartes électroniques BSE Electronic mise, en autres, sur les appareils de mesure de la pression cardiaque pour se développer.

Grâce à un oxymètre relié à une application mobile, l’outil Urgo feel analyse le rythme cardiaque et permet au patient de gérer son stress et ses performances. Depuis 2015, UrgoTech, la start-up interne du groupe Urgo, travaille sur les nouvelles solutions de santé connectée comme Urgo feel et Urgo mia, cette dernière étant pensée pour rééduquer le périnée à domicile grâce à une sonde périnéale et une application mobile. Une nouvelle activité pour le groupe (3 100 collaborateurs dans 22 pays, 662 millions d’euros de chiffre d’affaires), fondé en 1880 à Dijon (Côte-d’Or), qui s’est lancé dans l’e-santé pour « une amélioration du parcours de soins des patients ». À côté d’Urgo Consumer Healthcare, sa division grand public, la division Urgo Medical, destinée aux professionnels de santé (260 millions d’euros de chiffre d’affaires), a ainsi développé Eureka by Urgo, une application pour smartphone permettant d’optimiser la prise en charge et le suivi de l’évolution des plaies des patients.

C’est aussi sur ce créneau du suivi des patients que s’est développé CEN Connect. Quatrième filiale du groupe CEN, un centre d’évaluations cliniques qui emploie une vingtaine de salariés à Dijon (2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires), CEN Connect développe depuis 2016 des applications sur smartphones comme Nurstrial. Conçue initialement pour les études cliniques, celle-ci est aujourd’hui utilisée pour le suivi des patients, notamment dans le cadre du traitement des plaies. « Les objets connectés de santé pourraient véritablement améliorer la capacité à diagnostiquer, assure François-André Allaert, médecin et président du groupe CEN.En trois ans, on est passé de personnes qui en parlaient comme d’un futur possible à des réalisations concrètes. » CEN Connect travaille actuellement sur iDiabète, un projet de carte d’identité du patient diabétique, qui serait reliée à un dossier sécurisé reprenant les informations principales – type de diabète, traitements, complications ou allergies.

Une filière qui s’organise

En Bourgogne-Franche-Comté, les 323 entreprises de la santé et leurs 10 000 salariés pèsent deux milliards d’euros et se répartissent entre la chimie fine, les services et innovations en sciences de la vie et les technologies médicales. Ces industriels se structurent autour du pôle des entreprises de santé BFCare à Dijon et du technopôle Temis à Besançon (Doubs). Parmi la cinquantaine d’adhérents de BFCare, outre les groupes CEN et Urgo, certains travaillent sur les objets connectés de santé. À Dijon, le groupe IDO-in (150 collaborateurs, 13,3 millions d’euros de chiffre d’affaires) édite et intègre des solutions et des systèmes d’information dédiés au secteur de la santé, sur l’ensemble du processus de prise en charge du parcours patient : logiciels et solutions de télésurveillance et de télémédecine, de dossier médical partagé.

Près de Besançon, le technopôle Temis regroupe, sur 250 hectares, 15 000 étudiants et 4 000 salariés issus de 130 établissements spécialisés dans les microtechniques et la santé. Le pôle des microtechniques (PMT) héberge deux clusters dont innov’Health, spécialisé dans les dispositifs médicaux, la biotech et l’e-santé. Labélisé french tech au sein du réseau thématique #HealthTech, innov’Health compte 33 adhérents. Une quinzaine d’entreprises de la région travaillent sur les objets connectés de santé.

Les autres secteurs intéressés

Les industriels de la santé entraînent dans leur sillage des entreprises venues d’autres secteurs. C’est le cas notamment de l’hébergeur IDS (11 salariés, 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires), à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), qui se penche depuis 2009 sur l’hébergement des données personnelles de santé. « Nous avons aujourd’hui quatre clients significatifs avec lesquels nous travaillons sur des données de santé collectées par le biais d’objets connectés », détaille François Kaag, le directeur général d’IDS. Qu’il s’agisse, dans le cas d’IDS, du matériel contrôlant l’apnée du sommeil, du spiromètre fabriqué par la société gardoise Mir France, ou de tensiomètres, glucomètres et autres traqueurs d’activités de la société californienne iHealth, les objets connectés de santé sont une nouvelle source de données sensibles pour les hébergeurs [lire ci-dessous].

Au Creusot (Saône-et-Loire), BSE Electronic (100 collaborateurs en France, 16 millions d’euros de chiffre d’affaires) conçoit et fabrique des cartes et des équipements électroniques. Les objets connectés de santé, comme les appareils de mesure de la pression cardiaque ou les dispositifs d’observance pour les soins à domicile, devraient lui apporter cette année un essor de plus de 10 %. « Nous bénéficions de la norme ISO 13485 pour les produits médicaux et sommes agrémentés par Apple pour développer et fabriquer des objets connectés qui répondent à la norme MFI (Made for iPhone) », précise la direction.

Les objets connectés de santé peinent à rencontrer leur public. Les industriels relèvent beaucoup de freins, comme le prix, l’usage, la fiabilité, et le questionnement autour du stockage et de l’utilisation des données de santé. « La conception des objets connectés de santé est en avance par rapport aux usages », ajoute Michel Suchaut, le directeur général de Vitaris, leader français de la téléassistance pour le maintien à domicile des personnes âgées ou atteinte d’un handicap, dont le siège est au Creusot. Trois domaines d’application semblent prendre de l’avance : le bien-être, la prévention et le suivi des soins, qui « intéresse énormément le système assurantiel, notamment pour le suivi des patients », estime Philippe Guerit, le président de BFCare. Reste à savoir si un objet connecté de santé peut être ou non reconnu comme un dispositif médical et à ce titre être pris en charge, au moins partiellement, par l’Assurance maladie. Une question non négligeable pour le développement de ces technologies et celui des entreprises qui parient sur elles.


Le RGPD, une bonne nouvelle

« Les données de santé font partie de ce qu’on appelle les données sensibles, dont le traitement est a priori interdit, que ce soit par la loi Informatique et libertés ou par le règlement européen sur la protection des données personnelles », expose François Kaag, le président de l’association française des hébergeurs agréés de données de santé. Depuis 2009, la loi Kouchner permettait aux industriels d’obtenir un agrément ministériel autorisant la manipulation de ces données. « Mais il fallait faire des déclarations auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour avoir le droit de les traiter », observe François-André Allaert, le président du groupe CEN. Or les délais de réponse de la Cnil variaient entre neuf mois et un an.

Avec le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), le contrôle se fera a posteriori, permettant aux industriels de gagner de précieux mois dans le développement des objets connectés de santé. Une mesure d’ »une portée beaucoup plus générale […], qui donne le cadre universel de la donnée personnelle », selon François Kaag. Et qui devrait, complète François-André Allaert, « rendre notre pays de nouveau concurrentiel par rapport à des pays comme les États-Unis, qui n’avaient pas de protection des données et pouvaient mettre en place des expérimentations sans attendre des autorisations ».

01
JUIN
2018

Creusot infos : « Une visite et des commandes de tablettes éducatives pour l’entreprise BSE »

 

André Accary et Pascal Coste, présidents des conseils départementaux de Saône-et-Loire et de Corrèze ont visité jeudi matin l’entreprise BSE. Avec, à la clef, 6000 tablettes éducatives Sqool, à fournir d’ici la prochaine rentrée.

 

lles sont la fierté du groupe Unowhy, qui a choisi le «made in France» en confiant à l’entreprise BSE au Creusot leur assemblage et leur flashage. Les tablettes éducatives Sqool sont de plus en plus plébiscitées par les enseignants.
Et ce n’est pas près de s’arrêter si on en juge par les propos tenus, jeudi matin, par Pascal Coste, le Président du conseil départemental de Corrèze, venu visiter l’entreprise BSE avec André Accary, président du département de Saône-et-Loire. Ils ont été accueillis par Marc Balussaud, le patron de BSE, avec à ses côtés Sandrine Lonak et Joël Biniek, Jean-Yves Hepp, le président fondateur d’Unowhy, en présence de David Marti, maire du Creusot et président de la Communauté Urbaine, mais aussi Laurence Borsoi et Bernard Durand, conseillers départementaux.
«Avec la tablette Sqool on a 1,7% de casse, alors qu’avec la tablette d’Apple, on en avait 29,9%» a affirmé Pascal Coste. Son département, la Corrèze, a déjà acquis 6000 tablettes Sqool. Pascal Coste a confirmé ce jeudi une commande 5000 tablettes supplémentaires.
Les 31 collèges, y compris les 5 collèges privés de la Corrèze sont tous dotés de la tablette assemblée au Creusot ou à Angers par une autre entreprise sur laquelle Unowhy s’appuie.
Le département de Saône-et-Loire a lui confirmé une commande de 1000 tablettes supplémentaires. Elles seront donc au nombre de 7000 à la rentrée de septembre et réparties dans 40 des 51 collèges du département. «Tous seront dotés d’ici deux à trois ans», assure André Accary.
Les référents «tablettes éducatives» de la Saône-et-Loire comme de la Corrèze, sont catégoriques : «Les tablettes Sqool sont vraiment adaptées à l’enseignement». C’est forcément une fierté pour Unowhy, autant que pour BSE.

Alain BOLLERY