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19
SEPT
2016

L’automobile-Entreprise : « Le groupe Macif investit trois millions d’euros dans Drust »

La jeune start-up française dispose désormais des fonds nécessaires pour assurer son développement et commercialiser son boîtier connecté Akolyt en France et en Europe.

Drust souhaite former des super conducteurs.
Drust souhaite former des super conducteurs.

La société Drust entre dans une nouvelle phase de son développement avec l’entrée du groupe Macif dans son capital à hauteur de trois millions d’euros. Forte de ce soutien financier, la start-up fondée en septembre 2014 par trois ingénieurs motoristes de PSA Peugeot Citroën sera notamment en mesure de commercialiser son boîtier connecté, l’Akolyt, dès le mois de décembre au prix de 119 euros sur son propre site web.

Branché sur une prise diagnostic OBD2 d’un véhicule, cet appareil permettrait à ses utilisateurs d’économiser jusqu’à 30 % de carburant, soit l’équivalent de 250 euros par an.

 

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Le boîtier s’accompagne d’une application.

« Grâce aux nombreuses informations que nous remontons du véhicule par l’intermédiaire du boîtier directement sur le smartphone du conducteur via Bluetooth, nous sommes en mesure de jouer sur le comportement de ce dernier. Akolyt est en quelque sorte un coach d’efficacité qui prodigue des conseils en temps réel, par exemple sur le dosage de l’accélérateur et des freins, ainsi que sur le passage des rapports. Mais ce boîtier ouvre bien d’autres possibilités, par exemple dans le domaine de l’entretien avec l’envoi d’alertes en cas d’usure des composants » assure Michaël Fernandez, directeur général et cofondateur de Drust. 

La géolocalisation du véhicule en cas de vol ou encore la remontée d’informations directement chez le garagiste habituel du conducteur font également partie des fonctionnalités.

À la conquête de l’Europe dès 2017

Akolyt pourra dans un premier temps être installé sur l’ensemble des véhicules produits après 2007, puis dans un second temps sur l’ensemble du parc postérieur à 2001. « Nous serons en mesure de couvrir 85 % du parc roulant en Europe », estime Michaël Fernandez. Quant à l’application, elle sera tout d’abord disponible sur Android, puis sur iOS.

Les dirigeants de Drust insistent par ailleurs sur l’origine française de leur produit. L’Akolyt est fabriqué au Creusot par BSE Electronic. L’ambition de l’entreprise est de conquérir le marché français mais aussi l’Europe dès 2017. Michaël Fernandez précise enfin qu’il n’est pas prévu pour l’heure de proposer une offre d’assurance « pay as you drive » avec la Macif.

Damien Chalon

28
AVR
2016

L’Usine Nouvelle : « Medissimo, de l’intelligence dans le pilulier »

Medissimo, de l'intelligence dans le pilulier

Créée en 2006 à Poissy,

40 salariés

6 millions d’euros de chiffre d’affaires

Récompensé par le prix de l’innovation du CES de Las Vegas catégorie health & fitness, le pilulier intelligent Imedipac, aux 28 compartiments préparés par le pharmacien, veut améliorer l’observance thérapeutique des patients souffrant de maladies chroniques et qui oublient trop souvent de suivre correctement leur traitement. Comment ? En les informant par des alertes visuelles ou sonores de l’heure de la prise et en détectant une erreur en temps réel. Des éléments que le patient et son entourage peuvent retrouver sur ordinateur, grâce à une transmission des données en GPRS. Mais pour faciliter le quotidien des 15 millions de patients chroniques dans l’Hexagone, Medissimo a voulu aller plus loin que ce pilulier fabriqué en France par BSE Electronics. En s’associant avec le Hub numérique de La Poste, l’entreprise espère « révolutionner le suivi des essais cliniques » de médicaments. Imedipac sera donc également utilisé pour observer d’autres variables (poids, tension, mesure de l’hémoglobine…), évaluées via des objets connectés. Toutes ces données seront regroupées sur une plate-forme sécurisée.

Son point fort Servir le patient en améliorant l’observance et l’industrie pharmaceutique en sécurisant le circuit du médicament.

11
MAR
2016
10
MAR
2016

Reportage BSE « Tablettes SQOOL » – 12h45 de M6 – 10 mars 2016

Reportage diffusé au 12h45 de M6, le 10 mars 2016:

24
NOV
2015

Rencontre – Le cœur des objets connectés.

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BSE fabrique des cartes électroniques pour répondre aux besoins de ses clients, tout en les accompagnant dans l’invention des produits du futur

Plaine des Riaux au Creusot, la surface de 4 000 m2 de BSE est très majoritairement occupée par les lignes de production. Un lieu ouvert, de larges baies vitrées à l’étage, très peu de cloisons. “Tous les bureaux sont face à la production. Quel que soit notre métier ici, nous gardons toujours à l’esprit que l’essentiel pour nous est de remplir l’atelier, de maintenir notre production en France”, dit Sandrine Lonak, responsable du développement commercial.
Verts, carrés ou rectangulaires, les produits fabriqués par BSE sont des cartes électroniques qui intégreront des objets utilisés dans des domaines aussi variés que l’industrie médicale, le multimédia, les télécommunications, l’éclairage ou la sécurité. 85 personnes en blouse blanche travaillent à BSE avec des outils qui mêlent étroitement haute technologie et interventions humaines. La finesse de la main et l’acuité de l’œil sont en effet toujours indispensables pour de nombreuses opérations et pour contrôler la qualité des produits finis. “Nous avons notamment du personnel issu des métiers du textile”, précise Sandrine Lonak. Du prêt-à-porter électronique, en quelque sorte, c’est ce que propose l’entreprise creusotine. “Nous démarrons d’un cahier des charges, mais nous savons aussi le faire depuis une feuille blanche. Cependant, nous n’avons pas de produits propres à notre entreprise, nous fabriquons uniquement ce que nos clients souhaitent nous confier”.
Chaque jour, les cartes sont expédiées dans toute la France, mais BSE sait également les intégrer dans des boîtiers, en ajoutant des batteries, des antennes ou des écrans pour livrer des produits prêts à l’usage. Un savoir-faire qui va désormais beaucoup plus loin qu’une simple intégration, grâce au bureau d’études et au service méthodes. “Nous avons travaillé sur un dispositif d’alarme qui permet le maintien à domicile des personnes âgées. Notre client le faisait fabriquer en Chine. Nous avons diminué sa taille, nous avons remplacé les 4 cartes par une seule. Il fallait 45 minutes pour l’assembler, nous l’avons réduit à 2 mn 30”, précise Sandrine Lonak. Et puis, BSE est particulièrement attentive aux produits qui n’existent pas encore, notamment les objets connectés sur Internet qui n’en sont qu’aux balbutiements.
“Le nombre des sollicitations explose en ce domaine, notamment de la part de très nombreuses start-ups. Nous avons revu notre organisation en début d’année pour faire face à toutes ces demandes et ne choisir que celles où nous sommes les plus efficaces, car on n’accompagne pas une grande entreprise qui a déjà de nombreux produits à son actif de la même façon qu’une jeune pousse qui n’en a pas encore commercialisé”.
Pour rester au plus près de l’émergence de nouveautés, BSE sait s’entourer. “Nous avons mis en place un écosystème avec des partenaires, des fournisseurs de composants, des plasturgistes et des bureaux d’études pour faire mutuellement remonter des besoins et bénéficier de savoir-faire complémentaires”. Clause de confidentialité oblige, on ne saura pas aujourd’hui ce qui sortira des ateliers de BSE dans un an ou deux, mais à plus court terme, on peut déjà dévoiler un pilulier capable de prévenir un membre de l’entourage en cas d’oubli de prise de médicaments, ainsi que des clefs faciles à retrouver grâce à son portable.
L’ACTU CREUSOT MONTCEAU – LE MAGAZINE DE LA COMMUNAUTE URBAINE
William CHAUVIN

07
OCT
2015

Made in France et compétitivité : comment viser juste?

Le made in France est souvent présenté comme de qualité… mais ne pouvant pas être compétitif face aux productions des pays en développement.
« Erreur ! » assurent des entrepreneurs français qui ont réussi à s’imposer dans leurs marchés face à la concurrence étrangère. Avec quels principes ?

…/…

AGILITÉ ET RÉACTIVITÉ

Marc Balussaud, de BSE Electronic.

Marc Balussaud, de BSE Electronic.

Privilégier des sous-traitants français, une stratégie économique gagnante ? Ce n’est pas BSE Electronic qui dira le contraire.
Basé en Bourgogne, ce spécialiste des cartes et équipements électroniques démontre à ses clients qu’il a « des arguments à faire valoir, telles l’agilité et la réactivité pour s’adapter rapidement à leurs besoins, explique son PDG, Marc Balussaud. Nous pouvons livrer des pièces personnalisées en quelques jours, ce qui ne sera pas forcément le cas d’un pays low cost comme la Chine ou la Tunisie. »
Cette réactivité est l’un des arguments phares des défenseurs du made in France. « Notre savoir faire et nos moyens de R & D nous permettent de réduire fortement les temps de développement par rapport à nos concurrents, poursuit le décideur. Par conséquent, quand bien même le produit serait légèrement plus cher, le client pourra le mettre bien plus rapidement sur le marché, ce qui représentera, pour lui, un gain conséquent. »
La vélocité du sous-traitant français est aussi favorisée par sa proximité physique. « La communication y gagne, le client pouvant venir sur notre site pour accompagner une phase de lancement. Cela permet d’aller vite et de tenir les objectifs », explique-t-on chez BSE Electronic.

RECHERCHE ET INNOVATION

Et ce qui est bon pour la compétitivité du client le serait aussi pour le sous-traitant lui-même : « C’est un atout concurrentiel pour nous de pouvoir proposer aux clients de travailler ensemble, en toute transparence, lui assurer qu’il peut se rendre dans les locaux. Et ce dans une même langue, avec les mêmes référents culturels ».
Les résultats de la société sont là pour conforter sa stratégie : en 2014, son chiffre d’affaires a progressé de 17 %.
Marc Balussaud a fait rapatrier une production jusqu’alors située en Chine. Des travaux de R & D ont préalablement permis de compresser le temps de main-d’œuvre sur le produit concerné (2 à 3 minutes contre 35 auparavant).
En parallèle, il a réalisé d’importants investissements dans des équipements devant amener gains de productivité et automatisation des process.
Clés de voûte pour assurer la compétitivité d’une production dans l’Hexagone, la recherche et l’innovation sont également sollicitées pour permettre l’essor d’une filière pleine de promesses : les objets connectés made in France.

ATTENTION À LA FRAUDE

Fabriqué en France, en anglais made in France sont des mentions apposées sur les produits pour valider leur origine française.
Bien que le domaine soit juridiquement complexe, plusieurs textes interdisent, et sanctionnent comme fraude, l’apposition d’indications d’origines inexactes.

De l’art de bien calculer le coût d’une production

Le PDG de BSE Electronic Marc Balussaud insiste : « Il ne faut pas se focaliser exclusivement sur le prix de vente ». Car derrière le tarif affiché par une production chinoise se cachent des coûts supplémentaires pour le client.
« Il convient d’ajouter notamment les expéditions par avion ou les droits de douane », indique-t-il.
Il peut être également nécessaire d’effectuer des déplacements dans le pays de production pour suivre le travail du sous-traitant.
« Une telle analyse sera moins pertinente pour des marchés à gros volumes, les mobiles par exemple, où c’est le facteur ’main-dœuvre’ qu joue essentiellement. Mais sur des marchés de moyenne série, jusqu’à quelques centaines de milliers de pièces, nous avons, en France, une réelle compétitivité à faire valoir. »

 

Extrait de l’article « Made in France et compétitivité comment viser juste » (Suivre ce lien) du magazine « Décideurs en région ». 07/10/2015.

01
JUIL
2015

BSE Electronic, avocat du Made in France

Depuis qu’il a remporté, l’an dernier, le marché de la tablette numérique culinaire Qooq de la société Unowhy, le sous-traitant de cartes et équipements électroniques BSE Electronic accumule les succès. Depuis, la firme du Creusot (Saône-et-Loire) a sorti les premières séries du fameux casque audio 3D imaginé par la start-up 3D Sound Labs et remarqué au dernier Salon de la high-tech de Las Vegas, le CES. Mais rien ne rend son dirigeant plus fier que de rapatrier une fabrication de Chine. C’est le cas d’un système de téléassistance du groupe Legrand. « Nous avons entièrement repensé le process de façon à réduire la part de la main-d’oeuvre de 35 % à 2 %, explique Marc Balussaud, le PDG, ainsi, les écarts de prix avec l’Asie ne sont plus aussi importants pour les séries inférieures à 100.000 pièces. »

Depuis qu’il a pris la présidence de BSE Electronic en 2011, où il avait fait ses premières armes, Marc Balussaud a élargi ses compétences de simple monteur de composants électroniques. Les prestations de la PME incluent désormais le cahier des charges, le prototype, la fabrication et même la logistique. Bénéficiaire du crédit impôt recherche, elle vient de lancer un processeur embarqué pas plus gros qu’une carte de visite.

Objets connectés

Cette évolution s’appuie sur une quinzaine d’ingénieurs et de techniciens et, pour la production, sur une ligne de fabrication automatisée de haute capacité (8 millions de composants par an) acquise en 2013 pour 2 millions d’euros. Elle relève aussi d’un ensemble de fournisseurs avec lesquels la firme entretient des relations d’affaires privilégiées. Dernier en date, le partenariat avec l’éditeur de logiciels nantais IS2T lui apporte l’interface qui lui manquait pour réaliser des objets connectés concurrentiels. Selon son concepteur, cette plate-forme qui permet de créer des applications d’usage dans des délais réduits divise le coût de la chaîne de fabrication par deux. « Nous avons déjà quelques beaux dossiers à l’étude, notamment dans le secteur médical », affirme Marc Balussaud.

De quoi doper sa croissance. Le chiffre d’affaires a progressé de 17 % en 2014, à 15,7 millions d’euros, avec 89 salariés. De quoi aussi assouvir sa faim de made in France.

Christiane Perruchot, Les Echos
Correspondante à Dijon

Effectif : 85 salariés
Chiffre d’affaires : 15,7 millions
Activité : électronique